Réseau franco-allemand
ADÜ Nord – ASTTI – ATICOM – CBTI – SFT – UNIVERSITAS

Réseau franco-allemand
ADÜ Nord – ASTTI – ATICOM – CBTI – SFT – UNIVERSITAS

Le Réseau franco-allemand  (RFA) est un groupe de travail et une plate-forme de rencontre s’adressant à tous les professionnels travaillant dans la combinaison linguistique DE-FR et FR-DE. Il a été fondé en 1993 à Cologne.
Le Réseau franco-allemand n’est pas une association, il n’a pas de statut juridique propre. Il résulte d’une coopération informelle et efficace entre l’Association Suisse des Traducteurs, Terminologues et Interprètes (ASTTI), ADÜ Nord, ATICOM – Fachverband der Berufsübersetzer und Berufsdolmetscher, la Chambre Belge des Traducteurs et Interprètes (CBTI), la Société Française des Traducteurs (SFT) ainsi qu’UNIVERSITAS pour l’Autriche.
Les responsables prennent les décisions en collège et travaillent bénévolement.
Le Réseau franco-allemand se réunit tous les ans, à l’automne, à tour de rôle en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en France et en Suisse. Ces rencontres sont ouvertes à tous les interprètes et traducteurs intéressés, membres ou non des associations organisatrices. Leur principe : des collègues abordent des sujets concernant notre métier, généralement sous forme d’atelier ou d’exposé, puis répondent aux questions. Les objectifs sont de répondre aux problèmes quotidiens des professionnels, d’ouvrir de nouveaux horizons et d’apporter des suggestions dans l’optique générale de la qualité et aussi de permettre aux participants de faire la connaissance de consœurs et de confrères, un autre avantage de ce type de rencontre. Ainsi se sont créées, tout naturellement, des coopérations qui vont de l’aide ponctuelle pour la traduction d’un terme ou d’une expression à l’échange de prestations complètes de traduction ou d’interprétariat. Les seules règles prescrites par le Réseau franco-allemand sont déontologiques.
Entre les réunions annuelles, les « réseauistes » discutent et s’entraident sur des problèmes professionnels, très souvent terminologiques, au moyen de la liste électronique « rfa ». Cette liste est réservée aux participants aux réunions.

La 24e réunion annuelle se tiendra du 20 au 22 octobre 2017 à Lyon (France), cette fois sous l’égide de la SFT. Les inscriptions seront ouvertes au début de l’été.

Pour lire les comptes rendus des rencontres précédentes, cliquez ci-dessous.

Responsable du Réseau franco-allemand au titre d’ATICOM e.V.:

Marie-Noëlle Buisson-Lange
Dohlenweg 17 D-50997 Köln
Téléphone: + 49 (0) 22 33 28 06 34
Télécopie: n° sur demande

Récits des réunions 2003 à 2016 du Réseau franco-allemand

23. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Mons, Oktober 2016

Réunion du 21 au 23 octobre 2016 à Mons (B)

Entre horloges de parquet, nénuphars, oreilles d’âne et lobes d’oreille, sans-papiers, petits et grands ponts en fer ou en acier séparés par des routes chantantes, il a été une fois de plus possible, selon une tradition désormais bien établie, de faire un tour d’horizon de domaines très variés en une seule journée. Si on y ajoute les notions de terril – appelés crassiers ailleurs – de beffroi, de berdouille, de ducasse et de car d’or, on finira par repérer le lieu où se sont déroulées les 23e assises de la traduction de français en allemand et d’allemand en français! Les formes de discours ont varié entre listes de termes glanés dans les journaux, terminologie rigoureuse, explications mécaniques et chimiques et « jam session » où toute l’assistance participait à la présentation. Comme point d’orgue, ou bouquet final, l’héritière de Maurice Grevisse nous a apporté de précieuses indications orthographiques relatives au français actuel…

« Turnusgemäss », donc selon un principe de rotation bien établi, c’était à la Belgique d’organiser cette 23e réunion annuelle réunissant jusqu’à une centaine de collègues dont la combinaison linguistique comprend la langue de Georges Simenon et de Freddy Derwahl, de Ramuz et de Dürrenmatt, de Molière, de Goethe ou d’Elfriede Jelinek… Organisée par la Chambre Belge des Traducteurs et Interprètes (CBTI), la réunion annuelle de 2016 a eu lieu du 21 au 23 octobre à Mons, au Campus de la Faculté d’Interprétation et de Traduction-EII (Ecole d’interprètes internationaux) de l’Université de Mons.

Qu’elles soient actives dans la traduction, l’interprétation ou la terminologie, confirmées, aux études ou à la retraite, membres ou non d’une association professionnelle, les quelque cinquante-sept personnes en provenance d’Allemagne, d’Autriche, de France, de Suisse et de Belgique ont eu l’occasion, une fois de plus, de « réseauter » non seulement pendant la journée d’études mais aussi à l’occasion des pauses, des repas et des excursions. Osons consacrer ainsi entre nous le très pertinent néologisme de « réseauiste », tout comme ceux de « RFA-lerinnen.» et de « RFA-ler »…

Comme le veut une autre règle non écrite du RFA, la rencontre s’est déroulée en trois parties, soit, dans l’ordre non chronologique mais non moins sérieux, la journée professionnelle, les visites culturelles et les moments conviviaux.

Après les présentations d’usage par Silvia Brügelmann, organisatrice, et Rita Roggen, présidente de la Chambre belge des traducteurs et interprètes (CBTI/BVTA), Annelies Glander, d’Autriche, a présenté, sous le titre de « Die Diversifizierung des schlafenden Polizisten.», improbable traduction de « gendarme couché », de nombreux termes relevant de la circulation routière : une belle énumération d’équivalences faisait ressortir de petites divergences non seulement dans la traduction, mais aussi à l’intérieur des pays germanophones et dans l’espace francophone, ce qui rendait la présentation d’autant plus vivante.

Se référant spécialement à un «Road Dictionary» édité par le PIARC, l’Association mondiale de la route, Annelies a évoqué les feux de circulation appelés souvent feux rouges, les passages zébrés plutôt cloutés, le calepinage (eine Landschaftsgestaltung), les dispositifs de modération du trafic sous forme de ralentisseurs, d’écluses ou d’étrangleurs, voire les pavés berlinois… Des Ohrwascheln, ressemblant à des oreilles de Mickey, figurent également dans le dictionnaire. Dans la discussion, une participante a même évoqué la notion de routes chantantes…

Georgia Mais (ADÜ Nord) nous a fascinés en nous présentant la métallurgie, de l’extraction à son exploitation. Après avoir souligné la différence entre le fer (Eisen), l’acier (Stahl), les métaux non-ferreux (Nichteisenmetalle), les alliages (Legierungen) et les matériaux composites (Verbundwerkstoffe), Georgia a signalé les nombreuses références DIN (par ex. 8580) et l’existence de formules chimiques, intraduisibles bien entendu. Quelques termes ont été explicités, dont la coulée en moule (Giessen), le laminage (Walzen) , ou l’estampage (Gesenkschmieden) , entre autres.

Restant dans la métallurgie tout en représentant, elle aussi, l’Allemagne (BDÜ), Antje Bommel nous a présenté « les basfonds » d’une activité industrielle particulière de ce domaine, l’horlogerie : à l’aide d’une feuille distribuée, le principe du mouvement mécanique est présenté avec les systèmes de rouages et les noms des différentes pièces : entre la tige du Aufzugswelle (remontoir) ou la Schwungmasse (masse oscillante) et les Zeiger (aiguilles) sur une Ziffernblatt (cadran), la Energiequelle (source d’énergie), à savoir le Triebfeder (barillet) actionne, ou überträgt (transmet) la force vers la Unruh-Spiralfeder (balancier ressort spiral) via une Hemmung (l’échappement), qui régule le mouvement…

Suit une énumération des différents garde-temps, Uhr en allemand est à la fois heure, horloge et montre, mais le terme se décline en bon nombre de catégories, entre autres : horloges de parquet (Standuhr), pendulette (Standuhr ou Tischuhr), horloge-mère (Mutteruhr); et en montres (de poignet), soit Armbanduhr; quelques particularités de traduction : à Hemmung semble s’opposer échappement, Unruh évolue dans le contexte du balancier et la Federhaus, de forme cylindrique, renferme un ressort dans un barillet ; et enfin, une seconde morte est une springende Sekunde en allemand, par opposition à la schleichende Sekunde, la seconde trotteuse…!

Les innombrables exemples tirés d’ouvrages suisses ont fait souffler une petite brise helvétique compensant quelque peu l’absence d’un orateur de l’ASTTI cette année…La présence de deux intervenants suisses à Bonn l’année précédente et la prise en charge du présent compte rendu par le soussigné nous permettent d’espérer un retour de balancier…

In Zusammenarbeit mit Odile Meyer und Françoise Sicars stellte Dominique Durand (SFT), nun auf Französisch, die Problematik der „Migration“ dar, und zwar « la terminologie récente ». Sie unterstrich, dass gerade diese Terminologie ziemlich « beweglich » ist, da einige Begriffe von Land zu Land variieren und zudem die Presse kaum die präzisen Ausdrücke verwendet. Die « brennende Aktualität » des Themas führte zu einem ziemlich interaktiven Vortrag, bei dem viele RFA-lerinnen und RFA-ler intervenierten. Dominique wies darauf hin, dass Menschenbewegungen (mouvements de populations) nicht neu sind : man habe ja schon in der Vergangenheit von évacués, expulsés, déplacés, vom Exode (Frankreich und Belgien 1941), réfugiés, Völkerwanderung (invasion des barbares) gesprochen. Das von der Gesellschaft für deutsche Sprache designierte Unwort des Jahres 2015 Flüchtling werde oft dem Begriff Geflüchtete gegenübergestellt. Auf einem von Dominique verteilten Blatt wurden die Begriffe demandeur d’asile (Asylbewerber), étranger, exilé, expatrié, migrant und réfugié unterschieden, und zwar aufgrund eines « Lexique » der Zeitung « La Croix » ; mehrere Websites wurden auch aufgeführt. Nicht zuletzt wurde der Begriff Sans papiers erwähnt. Zur Deutsch-Französisch-Terminologie gehörten u.a. Migrant (migrant), Flüchtling/Geflüchtete (réfugié), Notunterkunft, Notlager (Centre d’hébergement d’urgence), Auffanglager (Centre de rétention) Unterbringungszentrum, Aufnahmeeinrichtung, Aufnahmezentrum (Centre d’hébergement), Zentrale Erstaufnahme, Erstaufnahmstelle (Centre de premier accueil) und Durchgangslager (centre d’enregistrement, de transit). Schliesslich wurde auf « la Jungle » in Calais hingewiesen, als Etappe der Flüchtlingsroute bzw. Fluchtroute (route des réfugiés) mit oder ohne Bleibe-Perspektive (Perspective de maintien dans le pays), mit oder ohne Willkommenskultur (culture d’accueil / « bras ouverts »).

Mit « Übersetzungslücken » befasste sich Professor Jean Klein, Ehrenmitglied der CBTI, in seinem Vortrag « Les heurs et malheurs de la terminologie et de la lexicographie bilingues F-D et D-F ». In vier Bereichen zählte er Begriffe auf, die in der anderen Sprache schlicht und einfach fehlen und in der Regel mit « Erklärungssätzen » übersetzt werden.

Im Fussballwesen z.B. wird Grand pont mit einer Art Erklärung übersetzt (Trick, bei dem der Ball rechts bzw. links am Gegner vorbeigespielt und dieser auf der anderen Seite umlaufen wird) ; wo im Französischen von sechs Metern gesprochen wird, spricht man im Deutschen von fünf Metern (also la ligne des six-mètres, die Fünf-Meter-Linie, nämlich der Torraum). Im Bereich des Buchwesens gibt es den Begriff Barsortiment, eine spezifische, historisch gewachsene Struktur, die man als grossiste qui distribue les ouvrages de différentes maisons d‘édition beschreiben könnte. Eselsohr kann man als pliure oder als page cornée qui sert de marque übersetzen. Im Bereich der Integration findet man, als deutsche Übersetzungen zu französischen Einzelbegriffen, nur längere « Erklärungsübersetzungen » wie z.B. acte (de) citoyen (verantwortungsvolles Handeln als Bürger), ascenseur social (Mittel zum gesellschaftlichen Aufstieg), Generalverdacht (soupçon d’un groupe par généralisation abusive) oder soziale Hängematte (assistanat de confort). In Sachen Geschichte begegnet man den Malgré-nous (« in die Wehrmacht und die Waffen-SS zwangsrekrutierte Männer aus dem Elsass und einem Teil Lothringens ») ; auch Heimatfront (« front arrière, population civile participant à l’effort de guerre ») und Trümmerfrauen (« femmes déblayant au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale les décombres des bâtiments détruits en Allemagne ») sind eben nicht mit einem einzigen Begriff übersetzbar. Und schliesslich sind im Bereich der Bildung sehr grosse Lücken zu verzeichnen , und zwar wegen der Unterschiede zwischen den Bildungssystemen. Schon das Wort école wird in Frankreich für Kinder ab 2 1/2 Jahren angewendet, während in Deutschland die Kinder erst mit 6 Jahren die Schule besuchen. Professeur des écoles (anciennement instituteur) ist entweder ein Erzieher in der Kita oder ein Grundschullehrer in der Grundschule. Maître Eist ein professeur pour enfants en difficulté scolaire (Förderschullehrer für Lernhilfe). Unzählige Abkürzungen wie IUFM, ESPE (pädagogische Hochschule), CNDP (Bildstelle und Medienzentrum auf nationaler Ebene), ZEP (zone d’éducation prioritaire), REP, RAR, ECLAIR, REP + sind nur mit langen Erklärungen übersetzbar.

Un bien agréable Hin und Her  entre les deux langues et leurs lacunes respectives oder für die Autoren solcher Glossare und Wörterbücher, die Auseinandersetzung : « Que sommes-nous venus faire dans cette galère ? »…

Comme point d’orgue de la journée, Michèle Lenoble-Pinson, professeure honoraire de l’Université Saint-Louis de Bruxelles et « héritière » de Maurice Grevisse, nous a présenté les plus récentes dispositions régissant l’orthographe française. « L’orthographe, c’est le vêtement de la langue : elle peut donc se changer ! » Les difficultés qu’elle présente ne doivent pas empêcher qu’on la touche, qu’on la rationalise : quand bien même 2400 mots ont été modifiés depuis 1990, on peut ne pas appliquer toutes les corrections mais celles que l’on veut, étant entendu que les rectifications ne changent pas le sens des mots. C’est l’Académie française, fondée par Richelieu pour unifier la langue, qui s’emploie à recommander la bonne orthographe, y compris les changements. Quelques références orthographiques, en vrac : le principe des séries : p.ex. char-chariot-charriot ; les composés : chausse-trappe avec un ou deux p, avec ou sans trait d’union ; chauvesouris, platebande, les singuliers casse-noisette… sèche-cheveu ; le tréma sur la voyelle prononcée, p.ex. ambigüe, nous argüons ; l’accent circonflexe peut être supprimé sur boite, connaitre, flute mais reste en cas d’homonymie, surtout dans la conjugaison p.ex. il fut et qu’il fût. Quelques remarques sur le Petit Robert et le Petit Larousse puis un rappel de quelques verbes en –ler et –ter (ruisseler, acheter et, exception, appeler) et de mots étrangers (whisky, weekend, sandwich), ont marqué la fin de l’exposé. Mais ni la rencontre, ni la journée ne sont terminées pour autant.

Concernant la prochaine rencontre, c’est – toujours « turnusgemäss » – la France qui est désignée. Après une présentation d’Arles (samedi 28 octobre 2017) par Josie Mély, puis de Lyon (samedi 21 octobre) par Iris Heres, les participants ont choisi cette dernière ville pour la 24e rencontre du Réseau franco-allemand. Une partie de la discussion a porté sur les dates en général, dont celles coïncidant ou non avec la Toussaint.

La journée d’études s’est terminée, comme le veut la tradition, dans un restaurant typique du centre de la ville, « le Carillon ». La même tradition « réseauiste » a été respectée avec un bon programme de visites la veille et le lendemain de la journée d’études, visites auxquelles pouvaient se joindre les conjoints et partenaires : le vendredi après-midi, les réseauistes se sont répartis entre le Grand Hornu, le Musée Duesberg, le Musée du Doudou et le BAM (Musée des Beaux-Arts) où a également eu lieu le repas-buffet des « retrouvailles » ; le dimanche matin deux groupes se sont constitués, l’un pour visiter le « Mons historique » et l’autre la « Ville insolite ». Et c’est, enfin, dans la plus pure tradition des congrès, séminaires et autres assises du monde entier que – de manière informelle comme toujours – le dernier carré des « Réseauistes » s’est retrouvé dans un restaurant sur la Grand-Place de Mons pour faire la synthèse de la rencontre, rappeler le degré de déclivité vaincu par le car d’or, classer les degrés des différentes bières montoises, boraines ou d’Abbaye, constater le degré d’engagement de Silvia et de Lisa, tester le degré de cuisson des moules, und nicht zuletzt, calculer le degré de plus-value de ce type de formation continue alliant si savamment professionnalisme et convivialité, cadre universitaire et déambulations, terminologie et lexicologie, spécialisation et versatilité, Jam session et Powerpoint, traduction et non-traduction…C’est au plus tard le 20 octobre prochain, quelque part entre la Saône et le Rhône, que l’expérience se renouvellera pour une 24e fois. A nous d’assurer le même succès que nos précédentes rencontres sur les rives de la Haine, du Rhin, de l’Aar et du Danube.

Patrick Bergen

Neuchâtel, le 3 janvier 2017

22. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Bonn, Oktober 2015

Das 22. Jahrestreffen des RFA unter der Schirmherrschaft des deutschen Fachverbandes ATICOM fand vom 30. Oktober bis zum 1. November 2015 in Bonn statt und wurde von Marie-Noëlle Buisson-Lange, Gründungsmitglied des RFA, und Brigitte Reins organisiert. Tagungsort war das im Regierungsviertel gelegene Gustav-Stresemann- Institut, das sowohl Kongresszentrum als auch Hotel ist, was einerseits für die TeilnehmerInnen sehr bequem und andererseits für die Kontakte, für den Austausch unter Kollegen sehr günstig war. Wir konnten in den drei Tagen feststellen, dass dort mehrere internationale Symposien gleichzeitig stattfanden und dass das GSI einen richtigen Ort der Begegnung bietet.

Gleich am frühen Freitagnachmittag ging es mit dem Kulturprogramm los und wir wurden sehr schnell in die Zeit der Bonner Republik mit der Führung durch den Kanzler-Bungalow, der von 1964 bis 1999 Wohn- und Empfangsgebäude der deutschen Kanzler war, versetzt. Der Bungalow befindet sich im Park zwischen dem Ministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung und dem Palais Schaumburg. Seit 2001 steht er unter Denkmalschutz und die Stiftung Haus der Geschichte organisiert Gruppenführungen und stellt den Bungalow für Konzerte und andere Veranstaltungen zur Verfügung. Die kompetente Führerin erzählte von der bewegten Geschichte des Gebäudes und erklärte auch die architektonischen Aspekte. Somit konnten wir unsere Kenntnisse der jüngeren Geschichte der Bundesrepublik vertiefen und den Geist der illustren früheren Bewohner spüren. Ein beeindruckender Gegenstand dieser Zeit: der Flügel von Helmut Schmidt.

Unmittelbar darauf eilten wir zum nächsten Highlight des Nachmittags: der Besichtigung der Orgelmanufaktur Klais, der größten Orgelmanufaktur Europas, die 1882 von Johannes Klais gegründet und bis heute von der Orgelbaufamilie Klais geleitet wird. Mehr als zwei Stunden dauerten die Führung durch die verschiedenen Ateliers und die spannende Darstellung des gesamten Produktionsverfahrens, von der Auswahl der Holzarten über die Herstellung der Orgelpfeifen bis zur Zusammensetzung der zahllosen Einzelteile. Ein äußerst engagierter Mitarbeiter gewährte uns – außerhalb der Arbeitszeit – einen beeindruckenden Einblick in die faszinierende Welt der Orgelproduktion. Übrigens ist Orgelbau eine Kunst, die eine eigene, sehr reiche Terminologie besitzt, und wenn jemand eine entsprechende Terminologiearbeit verfassen, ein Glossar zusammenstellen wollte, hätte er da gewiss ein weites und spannendes Arbeitsfeld vor sich.

Am Abend fand das traditionelle gemütliche Beisammensein (repas de retrouvailles) im GSI statt, immer wieder ein netter Anlass, Bekannte und Freunde wiederzusehen oder neue Mitglieder des RFA kennenzulernen.

Am Samstag, dem 31. Oktober, bekamen wir, nach der Ankunft der TeilnehmerInnen und der Begrüßung durch die Organisatorinnen und eine Vertreterin von ATICOM, den ersten Vortrag zu hören „Parlons chiffons – tissus, coupes et couleurs“. Die Vortragende, Sabine König aus der Schweiz, ist jetzt selbständige Übersetzerin und hat früher für eine sehr renommierte, für ihre Lederwaren und Seidentücher berühmte Firma gearbeitet. Ihr Spezialgebiet ist also Mode und sie präsentierte uns einige Besonderheiten, mit denen sie bei ihrer Tätigkeit konfrontiert wird: Einerseits gibt es in der Textil-und Kleiderherstellung eine sehr breite Terminologie, die alle Details der Produkte betrifft (z. B. verschiedene Kragen- und Manschettentypen bei den Herrenhemden), andererseits werden mit der sich ändernden Mode neue Begriffe, sehr oft aus dem Englischen oder dem Französischen, kreiert. Ein paar Beispiele aus der deutschen Sprache: hängende Ohrringe sind „chandeliers“ (in Frankreich „dormeuses“), der alte Hosenrock wird zu „Culottes“ (Aussprache: Kulots!). Bei den Übersetzungen gilt es, die bestehende Terminologie zu beherrschen, die Entwicklungen zu verfolgen und seine Kreativität für die neuen Termini einzusetzen. Nach diesem Vortrag liest man eine Modezeitschrift auf jeden Fall mit anderen Augen.

Nach der Kaffeepause ging es weiter mit dem Vortrag von Andrea Alverman (Fachverband SFT, Frankreich) „Wer das Zeichen nicht ehrt, ist des Wortes nicht wert — kleine Zusammenfassung der wichtigsten typographischen Unterschiede in französischen und deutschen Texten“. Da wurden wir mit einem Aspekt der Materie Sprache konfrontiert und die jeweiligen Beispiele und Schwierigkeiten wurden kontrastiv präsentiert. Wie sehen Gänsefüßchen auf Deutsch und Französisch aus? Sollen Beistriche oder Bindestriche verwendet werden? Was für Schüler und Studenten eine richtige Schwierigkeit darstellt, ist auch für manch erfahrenen Übersetzer Deutsch-Französisch, Französisch- Deutsch nicht immer selbstverständlich. Ein äußerst nützlicher Vortrag, um unsere schriftliche Produktion in beiden Sprachen zu verbessern und zu konsolidieren.

Unsere Kollegin Christina Preiner aus Wien (Fachverband Universitas Austria) widmete sich in ihrem Vortrag einem ganz anderen Thema „Wettfischen in den Weltmeeren“. Nach einem Dolmetsch-Einsatz bei von Greenpeace organisierten Gesprächen zwischen Parlamentariern, Journalisten und Fischern aus Westafrika über die zunehmenden Schwierigkeiten der Fischerei, kam Christina auf die Idee, ihre Notizen zu einem Vortrag zu verarbeiten. Sie bot uns sowohl einen detaillierten Einblick in die Problematik der internationalen Fischerei, der Überfischung, der neuen Regelungen als auch in die mit dem Thema einhergehende Terminologie (englisch, deutsch, französisch). Ein paar Beispiele zu verschiedenen Netzsorten: Ringwaden (senne coulissante ou senne tournante), Treibnetze (filets dérivants). Christina erwähnte auch in ihrem Vortrag den internationalen Seegerichtshof (Tribunal international du droit de la mer), mit Sitz in Hamburg, den wir anlässlich des Jahrestreffens 2010 besichtigt haben.

Während der Mittagspause wurde unter den Kollegen und Kolleginnen lebhaft über die Vorträge des Vormittags diskutiert.

Unser wohlbekannter und sehr geschätzter Kollege aus der Schweiz, Frank van Pernis (Fachverband ASTTI), eröffnete den Arbeitsnachmittag mit einem aktuellen Thema: „Indépendance de la presse et démocratie. La terminologie médiatique à l’heure des quotidiens numériques en ligne“. Frank wählte für seine Mitwirkung anstelle eines konventionellen Vortrags einen interaktiven Austausch mit den Zuhörern. Er bot eine Auswahl von Termini und Neologismen und alle Teilnehmer konnten mitdiskutieren, Übersetzungsvorschläge vorbringen. Die Debatte war für alle äußerst anregend, interessant, lebhaft … trotz der für den Vortragenden undankbaren Uhrzeit (nach dem Mittagessen).

Für den Abschlussvortrag hatten unsere Organisatorinnen Marie-Noëlle und Brigitte einen Historiker aus Bonn, Georg Mölich vom LVR Institut für Landeskunde und Regionalgeschichte, eingeladen. Sein Vortrag „Die Rheinlande in der Franzosenzeit und in den ersten Jahrzehnten der preußischen Herrschaft: Umbrüche, Einflüsse und Wirkungen“ war sowohl historisch wie interkulturell ausgerichtet. Der Vortragende führte aus, wie die zwanzig Jahre der französischen Herrschaft (1794 – 1814) die Rheinlande nachhaltig verändert haben, wie die Schaffung einer effizienten zentralistischen Verwaltung, die Umgestaltung der Justiz, die Abschaffung der Adelsprivilegien zu einer wesentlichen Modernisierung der Region geführt haben. Besonders interessant (unter anderem) war zu erfahren, dass die Bezeichnung „Franzosenzeit“ anfänglich stark negativ konnotiert war, dann immer positiver wurde und dass in dieser Periode ein richtiger deutschfranzösischer Kulturtransfer im Rheinland stattfand.

Abschließend zu unserem Arbeitstag kann festgestellt werden, dass alle Vorträge die Ziele des RFA-Jahrestreffens erfüllt haben: die TeilnehmerInnen bekamen die Möglichkeit, ihr Wissen zu vertiefen, ihren Horizont zu erweitern und jede(r) Vortragende war bemüht, den notwendigen Hintergrund, die passende Terminologie und den interkulturellen bzw. transkulturellen Kontext darzustellen.

Ein sehr erfreulicher Aspekt des Jahrestreffens 2015 war das auffallend junge Publikum: Wir konnten viele neue Gesichter entdecken und wir freuen uns, zahlreiche neue Mitglieder aufzunehmen und mit ihnen das ganze Jahr auf dem Forum Know-how auszutauschen. Unsere Kollegin Silvia Brügelmann aus Belgien sprach dann die Einladung des CBTI zum 23. Jahrestreffen in Mons aus. Nach diesem intensiven Arbeitstag trafen sich die TeilnehmerInnen zum gemeinsamen Abendessen in einem „urigen“ Gasthaus mit dem bildhaften Namen „Zum Gequetschten“. In der Tat war es sehr eng, sehr laut … und sehr gemütlich. Ideal, um einen langen Tagungstag ausklingen zu lassen.

Am Sonntag, dem 1. November, konnten die Übersetzer und Dolmetscher, bevor sie die Heimreise antraten, an einer Führung durch Bonn teilnehmen. Eine wunderbare Gelegenheit um festzustellen, dass Bonn, die ehemalige Hauptstadt der BRD und Geburtsstadt von Beethoven, keineswegs eine „verlassene“, sondern eine junge, dynamische, kulturell aktive Stadt ist.

Wir bedanken uns bei dem Team 2015, Marie-Noëlle Buisson-Lange und Brigitte Reins für die Wahl von Bonn als Tagungsort, für das spannende Programm und die wunderbare Organisation.

Carole Faux-Loewe (Österreich Fachverband Universitas Austria)

21. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Bern, Oktober 2014

Das 21. Jahrestreffen des Réseau-franco-allemand des Traducteurs et Interprètes  RFA (deutsch-französisches Netzwerk der ÜbersetzerInnen und DolmetscherInnen) fand vom 24. bis zum 26. Oktober in der Schweiz, in Bern unter der Schirmherrschaft der ASSTI und mit Unterstützung des Fichier Français de Berne statt. Patrick Bergen, Mitglied der ASSTI und Vize-Präsident des  Fichier Français hat diesen Event organisiert.

Das Rahmenprogramm hat die Teilnehmer und Teilnehmerinnen des  Jahrestreffens gleich am Freitag, dem 24. Oktober in die Geschichte der Schweiz und in das Wirken und die Funktionsweise der Schweizer und Berner Institutionen eingeführt.

Als Erstes stand die Besichtigung des Bundeshauses auf dem Programm. Nach der Zusammenkunft bei den kunstvoll choreographierten Springbrunnen vor dem Gebäude ging es zum Eingang, wo wir, vor dem Beginn der Führung, den wunderschönen Ausblick von der Terrasse auf Stadt und die weißen Gipfel der Bergkette in der Ferne bewundern durften. Die äußerst kompetente Führerin beschrieb nicht nur die Geschichte des Gebäudes, die Symbolik der Steinfiguren und jene der Fresken, sondern gab einen erhellenden Einblick in das parlamentarische Geschehen. Besonders interessant für die zahlreichen Teilnehmer an dieser Führung waren die multilingualen Einrichtungen in den verschiedenen Sitzungssälen. Infolge der vier offiziellen Landessprachen der Schweiz werden die Sitzungen simultan gedolmetscht ( jeder Saal  ist mit einer Dolmetscheranlage ausgestattet ) und alle Dokumente in die jeweiligen Sprachen (Deutsch, Französisch, Italienisch, jedoch nicht Rätoromanisch) übersetzt. Am späteren Nachmittag stand eine Führung durch das Rathaus auf dem Programm; das mächtige Gebäude legt Zeugnis für die bedeutende Rolle, welche die Stadt Bern in Politik, Handel, und Kultur über Jahrhunderte hinweg gespielt hat. Der ganze Nachmittag war also eine lehrreiche Geschichtestunde, für viele von uns eine Gelegenheit,  die Sternstunden der Schweizer Geschichte, den Rütlischwur auf der berühmten Wiese am Vierwaldstättersee neu oder überhaupt zu entdecken.

Am Abend fand das „gemütliche Beisammensein“ (repas de retrouvailles) in einem trendy Lokal von Bern, Zum altenTramdepot, statt. Für alle, eine willkommene Gelegenheit, Freunde und Kollegen wiederzusehen oder neue kennenzulernen. Ein reichhaltiges Buffet mit Schweizer Spezialitäten wartete auf uns und auch hier hatte Patrick für unsere kulturellen Kenntnisse vorgesorgt, da alle Speisen in Schwyzerdütsch bezeichnet und beschrieben waren.

Die Tagung fand am Samstag im Stadtzentrum von Bern, in der Maison des Cantons, statt.

Nach der herzlichen Begrüßung durch Frau Silvia Cerrella , Vize-Präsidentin der ASTTI  wurden wir von  Frau Anne-Lise Greber-Borel, Präsidentin des Fichier Français de Berne, dem zweiten Sponsor des Treffens, willkommen geheißen. Frau Gerber-Borel erklärte die Arbeit des Verbandes Fichier Français, dessen Aufgaben in drei  Richtungen gehen:

  • Die Qualitätskontrolle der deutsch-französischen Übersetzungen, mittels ständiger Aktualisierung von Terminologie-Karteien (les Fiches Vertes)
  • Die Beobachtung der Veränderungen der französischen Sprache an Hand von Publikationen
  • Aktivitäten, die mit dem Rayonnement der französischen Sprache zu tun

Pour en savoir plus: fichier-francais.ch

Mit ihrem Vortrag  „Le droit comparé des marques. Notions générales et terminologie“  berichtete Natacha Dalügge-Momme (Deutschland, ADÜ Nord / Aticom) über ein spannendes Thema ihrer beruflichen Aktivität.  Natacha erläuterte die Definition einer Marke und erklärte sowohl das europäische Regelwerk wie das in Deutschland und Frankreich geltende Verfahren, um eine Marke anzumelden  sowie das Markengesetz (Code de la propriété intellectuelle) anhand von Beispielen. Das äußerst komplexe Schema erfordert von der Übersetzerin einen umfassenden Überblick über die Materie sowie eine profunde Kenntnis der Terminologie. Um dem Exposé besser folgen zu können, bekamen wir eine sehr ausführliche Terminologie-Liste.

Le vocabulaire culinaire: un vocabulaire sous influence? Nach der Kaffeepause widmete sich Thérèse Zaremba-Martin  (Belgien, CBTI) einem beliebten Thema bei den RFA-Treffen, nämlich der Küche und der Gastronomie. Sie präsentierte die Entwicklung der Gastronomiesprache in Deutschland und Frankreich über ein Jahrhundert. Ausgangspunkt ihres Referats war ein deutsches Kochbuch aus dem Jahr 1911 und am Ende standen Begriffe wie Convenience-Produkte (produits d’aide culinaire  comme les sauces en poudre par exemple) oder Cross-over-Küche (cuisine métissée). Jedenfallsl ist die Sprache der Gastronomie keineswegs „neutral“, sondern immer ein Spiegelbild der gesellschaftlichen, wirtschaftlichen und kulturellen Aktualität.

Als dritte Vortragende habe ich, Carole Loewe (Österreich, Universitas), meine Arbeit und meine Recherchen zur Übersetzung des achten deutschen Familienberichtes „ Zeit für Familie“ präsentiert. Der Titel, ein Zitat von Jean Cocteau „Dans cet épouvantable capharnaüm de l’espace-temps“ wurde  mir von den im Bericht beinhalteten Zeitbegriffen suggeriert: Familienzeitpolitik, Zeittaktgeber, Zeitwohlstand. Es ging bei der Übersetzung nicht um eine technische Terminologie, sondern um die Recherche für validierte Begriffe im Französischen. Und da meine Vorgängerin zeitmäßig überzogen hatte, wurde ich  mit dem konfrontiert, was deutsche Familien beklagen: Zeitnot und Zeitknappheit. Und ich griff zu einer unpopulären Maßnahme des Zeitmanagements, ich bat Patrick den Lunch um 15 Minuten zu verschieben!

Es blieben doch 90 Minuten für die Mittagspause bei einem Stehbüffet mit köstlichen Schweizer Spezialitäten. Die Teilnehmer konnten sich stärken, plaudern, sich austauschen und die Diskussionen des Vormittags weiterführen.

Der Tagungsnachmittag begann mit dem Vortrag von Philippe Callé (Schweiz, ASTTI) „ L’évolution de la sécurité ferroviaire à l’aune de l‘évolution de l’Europe“. Philippe erklärte uns die Interoperabilität (Interopérabilité) bei der Eisenbahn in Europa. Da die Eisenbahngesellschaften sich der Konkurrenz öffnen müssen, gilt es, das Material, die Fahrsicherheit  (règlementation und signalisation) europaweit zu harmonisieren, was sich als ein äußerst schwieriges Unterfangen heurausstellt. Dabei fällt der Schweiz als Transitland eine besonders wichtige Rolle zu. Zweifelsohne ist die Harmonisierung der Sicherheitssysteme der Bahn in Europa  eine Riesenherausforderung in technischer aber auch in sprachlicher und interkultureller Hinsicht.

Themawechsel für den Abschlussvortrag:  auf Einladung von Patrick Bergen, sprach Camille Luscher, eine junge literarische Übersetzerin ( Centre de Traduction littéraire de l’Université de Lausanne) in ihrem Referat „ Autour de la retraduction de l’ouvrage de Max Frisch ,Wilhelm Tell für die Schule‘ / Guillaume Tell pour les écoles“, (Editions Héros-limite 2014) über  ihre Arbeit an der Übersetzung des Romans von Max Frisch und sprach ausführlich und mit Elan über ihre Reflexionen und ihre Entscheidungen bei den jeweiligen  Interpretationen. Die erste Übersetzung ins Französische war 1972 im Verlag  L’Age d’Homme erschienen, ist aber schon lange vergriffen. Camille Luscher erklärte weiter, warum ihre neue Übersetzung auch eine Interpretation der Geschichte darstellt und inwiefern sie die stattgefundene Entwicklung der gesellschaftlichen Zusammenhänge mitreflektiert. Zu erwähnen ist schließlich, dass Camille Luscher 2013 den Prix Terra Nova für ihre 2012 erschienene Übersetzung „Derrière la gare“ (Arno Camenisch, Hinter dem Bahnhof), Editions d’en bas 2012, erhalten hat.

Nach diesem spannenden und lebendigem Vortrag war es an der Zeit, sich  bei Patrick Bergen, unserem liebeswerten Gastgeber und umsichtigen Organisator, sowie bei den Mitarbeitern der Maison des Cantons herzlich zu bedanken; und vor dem Ende des offiziellen Teiles der Tagung sprach Marie-Noëlle Buisson-Lange die Einladung von ATICOM, dem deutschen Berufsverband , für das 22. Jahrestreffen im Oktober 2015 in Bonn, aus.

Für viele Teilnehmer ging das Programm mit dem informellen Teil  des Treffens am Abend weiter. Nach dem fröhlichen  Aperitif unter den Arkaden der Gerechtigkeitsstraße wartete im Restaurant „Zunft zu Webern“ eine köstliche Fondue auf uns: es war wieder ein schöner Moment der Geselligkeit, des Austausches unter Kollegen, gewiss auch ein wichtiger Aspekt der RFA Treffen.

Am Sontag dem 26. Oktober ging mit einer Führung durch die Altstadt von Bern (Visite insolite de la vieille ville de Berne) eine sehr interessante, harmonische und in vieler Hinsicht bereichernde Tagung zu Ende.

Carole Faux-Loewe.

20. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Wien, Oktober 2013

Wie immer seit nunmehr 20 Jahren fand auch in diesem Herbst am letzten Wochenende im Oktober das jährliche Treffen des Réseau franco-allemand statt. Den anregenden Rahmen bildete diesmal ein herbstlich-buntes, sonniges Wien.

Am Freitagnachmittag standen Führungen in drei Wiener „Institutionen“ zur Auswahl, die alle auf eine lange Tradition zurückblicken können: die Wiener Porzellanmanufaktur Augarten, die 1718 gegründet wurde und die zweitälteste Europas ist, die Firma Lobmeyr, ein Familienunternehmen, das seit 1823 edelstes Glas herstellt, und die berühmte Spanische Hofreitschule, deren Lipizzaner die Nachkommen der spanischen Pferderasse sind, die ihr ihren Namen gab.

Am Abend trafen sich die Teilnehmer zum traditionellen Wiedersehensessen im Heurigenlokal Zehner-Marie. Wer in den weitläufigen Räumlichkeiten den „RFA-Saal“ suchte, musste nur seinen Ohren folgen: erfreute Begrüßungen und angeregte Gespräche füllten den Raum. Die hörten auch beim Anstehen am reich gefüllten Buffet nicht auf, das neben bekannten Wiener Spezialitäten auch manche für Nicht-Österreicher „exotisch“ klingende Köstlichkeiten wie Schopfbraten, Schinkenfleckerl, gebackene Melanzani und Karfiol bereithielt.

Tagungsort am Samstag war der schöne Kleine Festsaal der Universität Wien.

Dort wurden die Teilnehmer von Universitätsprofessor Gerhard Budin, dem stellvertretenden Leiter des Zentrums für Translationswissenschaft, und von Alexandra Jantscher, der Präsidentin von Universitas Austria, herzlich begrüßt.

Marie-Noëlle Buisson-Lange, eine der Gründerinnen des Réseau, nahm den 20. Geburtstag zum Anlass, einen kleinen Rückblick auf die Geschichte des Réseau franco-allemand zu geben. Am Anfang standen Kontakte zwischen M.-N. Buisson-Lange (damals BDÜ Landesverband NRW, später ATICOM) und Sabine Colombe (SFT), in die schnell Doris Grollmann vom belgischen Übersetzerverband CBTIP (heute CBTI) einbezogen wurde. Triebfeder war der Wunsch, neben den auf der Vorstandsebene bestehende Kontakte eine Plattform für den direkten Austausch zwischen den Mitgliedern der Übersetzerverbände zu schaffen. Dabei wurde bewusst eine mit möglichst geringem Verwaltungsaufwand verbundene, informelle Struktur gewählt: eine Yahoo-Liste für die gegenseitige Hilfe in Terminologiefragen, gekoppelt mit einem jährlichen Treffen mit Vorträgen rund um Themen aus dem deutsch-französischen Übersetzungs- und Dolmetschalltag. Ein Konzept, das sich seitdem vielfach bewährt hat und stets neue Mitglieder anzieht. Am ersten Treffen im Oktober 1994 in Köln nahmen bereits über 60 Teilnehmer teil, die folgenden Treffen wurden im Turnus jeweils in einem der beteiligten drei Länder abgehalten. 2000 wurde die Zusammenkunft dann zum ersten Mal in der Schweiz organisiert, und 2008 fand dank des Engagements von Annelies Glander das erste Treffen in Österreich statt.
Für die Zukunft wünschte sich Marie-Noëlle Buisson-Lange, dass es mit der kollegialen Zusammenarbeit und den anregenden jährlichen Treffen mit ebenso viel Begeisterung weitergehe wie bisher. Sie bat die Anwesenden über Themen nachzudenken, die sie gerne vorstellen möchten oder behandelt sähen. Und sie äußerte die Hoffnung, dass sich neue, jüngere Kollegen finden, die bereit sind, sich aktiv in die Organisation einzubringen.

Danach berichtete Isabelle Hofmann (BDÜ, Deutschland) über „Übersetzungsprobleme bei der Lokalisierung von Internetseiten“.

Sie beschrieb die dabei häufig auftretende Kluft zwischen Theorie und Praxis. Die Theorie (Passolo) hatte sie sich eigens angeeignet, nur um dann festzustellen, dass sich ihre Kunden – vorwiegend mittelständische Unternehmen – nicht an die „Norm“ halten, sondern ihre Internetauftritte oft nach sehr eigenwilligen Mustern „zusammenbasteln“.

Ein grundlegendes Problem bei der Übersetzung von Internetseiten ist der Kontext(mangel). Im Idealfall kann der Übersetzer die Texte im Backend des Webauftritts mit Sicht auf den gesamten Websitezusammenhang bearbeiten, dies ist allerdings zeit- und kostenaufwändig. Pflegt der Kunde die Inhalte selbst ein, empfiehlt sich eine Endkorrektur durch den Übersetzer. Am schwierigsten ist es, wenn die Texte in einer Excel-Datei geliefert werden, die keinerlei Hinweise darauf gibt, in welchem Kontext die meist extrem verkürzten Aussagen und Bezeichnungen später zu sehen sein werden. Fehlübersetzungen sind da vorprogrammiert: Ob beispielsweise mit „Seite“ „côté“ oder „page“ gemeint ist, lässt sich aus einer solchen Datei häufig nicht zweifelsfrei erschließen. Neben dem Zugriff auf eine eventuell bestehende Website ist dann eine möglichst systematische Kommunikation mit dem Kunden unerlässlich.

Nach einer kurzen Kaffeepause widmete sich Patrick Bergen (ASTTI, Schweiz) in seinem Vortrag „Vom Bundes- zum Staatsrat, du conseiller fédéral au général, le mille feuille institutionnel en CH, D, A, B et F“ dem komplexen Thema der Namen staatlicher Institutionen und Ämter. In den fünf Mitgliedsländern des RFA, von denen zudem die Schweiz und Belgien mehrere Landessprachen haben, bezeichnen gleiche Begriffe vielfach nicht dasselbe. So sind zwar die Schweizerin Corinna Casanova und die Deutsche Angela Merkel beide Bundeskanzlerinnen, ihre Funktionen unterscheiden sich aber deutlich.

Mit Hilfe einer Übersicht über die verschiedenen Institutionen der drei Staatsgewalten in den fünf Ländern erläuterte Patrick Bergen von Bundes- bis Kommunalebene Entsprechungen und Fallstricke. Ein Beispiel war der Bundesrat, in Österreich und in Deutschland das Organ für die Vertretung der Länder. Nicht so in der Schweizerischen Eidgenossenschaft, dort besteht der Bundesrat (Conseil fédéral) aus Bundesrätinnen und -räten und ist die Bundesregierung.

Ein hochinteressantes und komplexes Thema – die an die Teilnehmer verteilte detaillierte Aufstellung wird sicher für viele nützlich sein.

Auch beim nächsten Programmpunkt ging es, wenngleich auf einem völlig anderen Gebiet, um kulturelle Unterschiede und die damit verbundenen Herausforderungen beim Übersetzen. Dominique Durand-Fleischer (SFT, Frankreich) befasste sich unter dem Titel „Knödel ou quenelle – traduire sans faire de boulette“ mit der Übersetzung von Texten rund um Lebensmittel, deren Verarbeitung und Zubereitung.

Wenig ist so lokal geprägt wie Speis und Trank und geht einher mit Bezeichnungen, die oft eng mit traditionellen Zubereitungen verbunden sind und – wie der Knödel des Titels – in anderen Regionen und Ländern keine oder nur ungenaue Entsprechungen haben. Schon beim Zuschnitt des Fleisches beginnen die Unterschiede…

Übersetzungen im Lebensmittelbereich betreffen so vielfältige Ebenen wie Grundstoffe, Zubereitungen, Landwirtschaft, Lebensmittelindustrie und Gastronomie. Die Schwerpunkte der Übersetzung unterscheiden sich dementsprechend: Bei Texten für die Lebensmittelindustrie stehen Aspekte wie Zusammensetzung und Qualitätssicherung zentral, bei Kochbüchern muss auf präzise Angaben und Umsetzbarkeit geachtet werden und eine Speisekarte muss dem Leser das Wasser im Mund zusammenlaufen lassen.

Damit waren die Teilnehmer perfekt auf den folgenden Programmpunkt eingestimmt: Im Nebenraum wartete schon der Lunch, ein leckeres Stehbuffet, dabei wurden die Kräfte gestärkt und Meinungen, Ergänzungen und Tipps zu den Vorträgen ausgetauscht.

Die Mittagspause bot auch die Gelegenheit, an einer kurzen Führung durch das 1884 eröffnete prachtvolle Universitätsgebäude teilzunehmen, die im sonnendurchfluteten Arkadenhof endete.

Danach fanden sich alle wieder im Kleinen Festsaal ein. Dort begann der Nachmittag mit einem von Hildegard Rademacher (Aticom) im Namen aller Teilnehmer ausgesprochenen Dank an die RFA-Verantwortlichen für ihren unermüdlichen Einsatz für das Réseau franco-allemand. Ein ganz besonders herzlicher Applaus und Dank galt Beatrix Eichinger und Carole Faux vom österreichischen Übersetzerverband Universitas, für die hervorragende und umsichtige Organisation des Treffens.

Silvia Brügelmann-Gaspard, die beim belgischen Übersetzerverband CBTI für das Réseau franco-allemand zuständig ist, blieb gleich auf der Bühne, um unter dem Titel „Salmigondis de néologismes“ ihre unterhaltsame lose Vortragsreihe über Neologismen fortzusetzen.

Naturgemäß findet man Neologismen insbesondere auf dem Gebiet der neuen Technologien und Medien. Hier werden zahlreiche Wörter – wie „hashtag“ oder „buzz“ – direkt aus dem Englischen übernommen. Sie können ihrerseits Ausgangspunkt für neue Wortschöpfungen wie „buzzomètre“, „datajournalisme“ oder „twittosphère“ sein.

Ein weiteres Feld, das Anlass zur Bildung von Neologismen gibt, sind aktuelle Ereignisse und Entwicklungen, ein Beispiel ist „vapoter“ (dampfen) und „vapotage“ für den Konsum elektronischer Zigaretten. Oft spiegeln Neologismen auch einen kritischen Blickwinkel wieder, wie dies bei „infobésité“ (Informationsüberflutung) oder „franglais“ (Denglisch) der Fall ist.

Beide gehören zu einer besonderen Form von Neologismen, den so genannten Kofferwörtern (mots-valises), die durch Verschmelzung von zwei bestehenden Wörtern gebildet werden. Das gibt auch Anlass zu lustigen Wortfindungen wie dem „adoléchiant“ (dem nervtötenden Heranwachsenden).

Mit „Die Welt ist schön, Milord – der Transfer vom Chanson réaliste in die heile Welt des deutschen Schlagers“ sorgte Klaus Kaindl (Zentrum für Translationswissenschaft, Universität Wien) für einen musikalischen Ausklang des Vortragsprogramms. Er befasste sich mit den Besonderheiten der Übersetzung von Liedtexten. Vor allem in den 60er Jahren wurden zahlreiche erfolgreiche Titel in andere Sprachen übertragen. Dabei durchliefen die Texte nicht selten starke Veränderungen, Ursache hierfür waren sprachliche ebenso wie kulturelle Gründe.

Zu den Beispielen gehörten das für Edith Piaf geschriebene Chanson „Milord“ und die von Mireille Mathieu interpretierte deutsche Fassung. Diese steht in der Tradition des deutschen Schlagers, der sich aus der bunten Welt der Operette entwickelte und Ende des 19. Jahrhunderts erstmals als Bezeichnung für besonders erfolgreiche Nummern verwendet wurde. Beim realistischen Chanson hingegen, das im Milieu des einfachen Volkes verankert ist, erzählt eine einfach, häufig schwarz gekleidete Sängerin in ungeschönter, anrührender Sprache eine Geschichte mit oft tragischem Ausgang.

Anhand von Texten und Videos zeichnete Klaus Kaindl die augenfällige Verwandlung auf der Reise von der französischen in die deutsche Sprach- und Kulturwelt nach, bei der letztlich nicht die Treue zum Original, sondern die Abstimmung auf die Erwartungen des Zielpublikums ausschlaggebend war.

So ging mit Edith Piaf und Mireille Mathieu ein Programm voller interessanter Vorträge zu sehr unterschiedlichen Themen zu Ende, durch das sich dennoch wie ein roter Faden die zentrale Rolle des kulturellen Kontextes für das Übersetzen zog.

Zum Abschluss des Tages kamen die Teilnehmer des Treffens zu einem festlichen Abendessen im Hotel Stefanie zusammen, bei dem begonnene Unterhaltungen fortgesetzt und neue Unterhaltungen begonnen wurden – Gesprächsfäden, die auf der RFA-Mailingliste und beim nächsten Treffen, das voraussichtlich vom 24.-26. Oktober 2014 in der Schweiz stattfindet, sicher weitergesponnen werden.

Mit der Stadtführung am nächsten Vormittag, bei der die Teilnehmer viel Interessantes über den Wiener Jugendstil erfuhren, endete ein anregendes und bereicherndes 20. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand.

Lisa Degen

19. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Toulouse, 25. bis 27. Oktober 2012

Rekordbeteiligung – Interessante und spannende Beiträge – Organisatorischer Hürdenlauf

Das 19. Jahrestreffen des Réseau Franco-Allemand ging wie üblich erfolgreich über die Bühne. Die Zahl der Teilnehmenden (über 100) sprengte dieses Jahr jedoch alle Rekorde. Zum Glück hatte der organisierende Verband, SFT, räumlich flexibel geplant und konnte alle Anmeldungen berücksichtigen.

Das Treffen erwies sich jedoch in organisatorischer Hinsicht als Hürdenlauf. Wegen terminlicher Überschneidungen mit dem Kongress der Sozialistischen Partei Frankreichs, der ausgerechnet am gleichen Wochenende in Toulouse stattfand, waren Hotelzimmer vor allem für Spätangemeldete schwer zu bekommen.

Am Samstagmorgen mussten die Teilnehmenden eine halbe Stunde vor verschlossenen Türen ausharren, da offenbar der Hausmeister nicht erreichbar war.

Ein gemeinsames Abendessen musste im letzten Augenblick verschoben werden, und das Wetter spielte ausgerechnet an diesem Wochenende verrückt. Bei der Ankunft am Freitag war es zwar angenehm warm, doch regnete es in Strömen. Dadurch fiel ein Spaziergang entlang des Canal du Midi buchstäblich ins Wasser und wurde dank der „présence d’esprit“ des Tourismusbüros im letzten Augenblick durch eine „trockenere“ Variante ersetzt.

Der Besuch bei Airbus war sehr beeindruckend, obwohl die Besucher, wohl auch aus Sicherheitsgründen, ziemlich auf Abstand von der Arbeit an den Flugzeugen gehalten wurden. Der Besuch der traditionsreichen Tageszeitung La Dépêche du Midi fand an Nachmittag, d.h. zu einer journalistisch ziemlich ruhigen Tageszeit statt, gab allerdings sehr gute Einblicke in die Arbeit der Redakteure. Es gab also bereits viel Gesprächsstoff beim gemeinsamen Abendessen beim „Cassoulet“, der örtliche Spezialität, im Restaurant „Au Gascon“.

Am Samstag erfolgte ein Kälteeinbruch und es wurde kälter als 2011 in Lüttich oder 2010 im doch weit nördlicher gelegenen Hamburg. Wer in Toulouse also noch etwas südliche Wärme für den Winter tanken wollte, kam nicht auf seine Kosten. Die Stadtbesichtigung am Sonntag fand bei sonnigem aber sehr kaltem Wetter statt. Dabei kam es zu leichten Behinderungen durch Aufbauten des Marathonlaufs der Stadt Toulouse, der ausgerechnet an dem Tag am zentralen Place du Capitole startete und dort auch endete.

Das Vortragsprogramm

Aide à domicile versus Hauspflege – Abgrenzung und Terminologie. Das von Birgit Trasser der SFT teils auf Deutsch, teils auf Französisch, präsentierte Thema ging auf die unterschiedlichen Begriffe ein, wie sie in Frankreich, Deutschland, Belgien und der Schweiz verwendet werden. Da jedes Land sein eigenes System entwickelte, entstanden auch eigene Fachausdrücke, deren Inhalte sich in verschiedenen Ländern teilweise nicht decken. Daraus ergibt sich eine für ÜbersetzerInnen schwer zu überblickende Begriffs- und Terminologievielfalt, sogar in einer Sprache. Der Vortrag ging also vor allem auf die in den verschiedenen Ländern bestehenden Strukturen ein, um die Begriffe besser zu umreißen.

Unter dem ziemlich abschreckenden Titel „La linguistique contrastive au service du traducteur“  präsentierte Céline Letawe aus Lüttich einen wie aus unserem täglichen Berufsleben gegriffenen, hervorragenden Beitrag. Sie stellte praktische „Rezepte“ vor, mit denen erfahrenen ÜbersetzerInnen operieren, um die Eigenheiten der beiden Sprachen Deutsch und Französisch jeweils in die andere zu übertragen. Sie plädierte überzeugend für eine „freiere“ Übersetzung, unter Wahrung der jeweiligen Struktur der Zielsprache. Für einige Teilnehmenden war das altbekannt, für andere eine Bestätigung und für Berufsanfänger eine Sensibilisierung und Warnung vor sprachlichen Fallstricken. Die Referentin führte zahlreiche Beispiele von gelungenen und weniger gelungenen Lösungen für die Übertragung von unpersönlichen Passivwendungen im Deutschen durch Aktivwendungen ins Französische und von und Substantiven durch Verben auf. Sie trat in einen praktischen und fruchtbaren Dialog mit den Teilnehmenden, bei dem die Zuhörer den Inhalt des Beitrags mit ihren Vorschlägen bereicherten. Die anschliessende, rege Diskussion wurde während der Kaffepause im persönlichen Gespräch mit der Referentin oder unter Kollegen weitergeführt.

In Ihrem Beitrag „Explétifs et particules modales en allemand: le casse-tête du traducteur“ schnitt Françoise Fourault-Sicard des SFT ein weiteres, praktisches Thema an. Die kleinen Wörter wie „auch, zwar, gar usw.“ (eine ganze Liste war in der Dokumentationsmappe enthalten) weisen im Deutschen auf Gemütslagen hin, die im Französischen mit ganz anderen Mitteln zum Ausdruck gebracht werden. Es entstand wieder eine rege Diskussion, bei der die Teilnehmenden aus der Praxis zum Thema beisteuern.

Das anschließende Buffet (Stehlunch) bot eine willkommene Gelegenheit, sich mit Kollegen auszutauschen.

Der Vortrag von Christa Sohn (ATICOM) über „Die Sprache in der österreichischen Literatur“ erschien auf dem ersten Blick wie ein Fremdkörper im Rahmen des Programms. Erst beim zweiten Blick wurde klar, dass es sich bei der „Sprachlust und Sprachverweigerung“ um die Grenzen der Ausdrucksfähigkeit durch das Mittel der Sprache handelte, und das dies nicht nur die Quelltexte (im Vortrag „Texte“ von namhaften Autoren), sondern auch unsere Zieltexte betrifft. Der brillant und mit Leidenschaft präsentierte Beitrag bot viele Beispiele zum Nachdenken über die Intention und die Möglichkeiten der Sprache überhaupt. Bibliographische Hinweise ergänzten das Thema.

Nicole Stoll aus der Schweiz (ASTTI) hat ihren Beitrag der Mediation gewidmet. In diesem Bereich ist, unabhängig von der Sprache, eine Begriffsbestimmung nötig, bevor man sich an die Übersetzungsarbeit macht. Was ist Mediation, wie unterscheidet sie sich von der Schlichtung durch ein Schiedsgericht oder durch einen Friedensrichter? In welchen Fällen ist Mediation anwendbar und wo liegen ihre Grenzen?

Am Ende der Vorträge erfolgte eine herzliche Einladung durch den österreichischen Übersetzerverband Universitas für den 25. bis 27. Oktober 2013 nach Wien. Dort findet das zwanzigjährige Jubiläum des RFA statt.

Nochmals einen herzlichen Dank an die Organisatorinnen, insbesondere an Sabine Colombe, die immer wieder in die Bresche springen musste, um den Ablauf der Tagung auf Kurs zu halten.

Das Treffen bot reichlich Gelegenheit zum persönlichen Vernetzen und für berufliche und private Gespräche. Das kommt der virtuellen Kommunikation durchs Jahr hindurch sehr zugute, da man jetzt Gesichter und Namen verbinden kann.

Frank van Pernis

18. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Lüttich, 28. bis 30. Oktober 2011

La 18e rencontre annuelle du  Réseau franco-allemand vient de se dérouler à Liège (Belgique). Cette année, c’est la Chambre belge des traducteurs, interprètes et philologues (CBTIP) qui s’est chargée d’organiser la réunion annuelle du Réseau franco-allemand à Liège, du 28 au 30 octobre 2011.

Dès le vendredi après-midi, un éventail varié de visites était proposé, allant de TechSpace Aero au Palais de Justice, en passant par le Musée de la métallurgie et de l’industrie.

Ensuite, après un apéritif dînatoire très animé, offert par la CBTIP dans le décor quasi « catacombesque » impressionnant de l’Archéoforum, où une visite guidée avait conduit un certain nombre de collègues à travers les ruines de 9000 ans d’histoire, les 75 participants de la 18e rencontre annuelle du Réseau franco-allemand se sont retrouvés dès le samedi matin à l’Espace Rencontres du Musée de la Vie wallonne. Un autre décor somptueux dans la Cour des Mineurs, un lieu culturel pétri d’histoire, situé dans un quartier magnifiquement restauré, alliant l’architecture traditionnelle de la région à quelques éléments modernes osés, tout de verre et de métal, tel l’ascenseur qui nous conduit au 3e étage où nous attend une superbe salle de conférence, éclairée par la lumière zénithale sous les toits du Musée.

C’est là que commence la journée de travail du réseau. Après la remise des documents, quelques mots d’accueil de Silvia Brügelmann-Gaspard, organisatrice de la réunion, Agnès Feltkamp, présidente de la CBTIP et Marie-Noëlle Buisson-Lange, fondatrice du Réseau et responsable au sein d’ATICOM, souhaitent la bienvenue à tous et soulignent la présence très appréciée de nombreux nouveaux visages. Un bon signe pour notre réseau !

Sous un titre alléchant et plutôt joyeux : « Die schönsten Blumen wachsen auf dem Trockenrasen », notre collègue de la SFT Olaf Jansen aborde un sujet on ne peut plus sérieux, à savoir celui du brevet. Il nous présente les difficultés rencontrées dans la traduction des brevets, avec ses divers aspects linguistiques. Les exemples de textes comparés nous montrent les maladresses voire les erreurs commises dans la traduction et Olaf propose des solutions pour être plus près de la vérité technique et surtout juridique. L’important est donc ici la traduction littérale du texte, mais faut-il garder la lourdeur de certaines expressions si ancrées dans la tradition que certains clients semblent l’imposer au traducteur ? Les avis semblent partagés. Certains traducteurs « oseront » adopter des propositions relatives en allemand, pour remplacer l’alignement de participes présents et d’expressions françaises toutes faites, dont la corrélation est souvent difficile à identifier au final.

Il semble qu’il n’y ait pas de règles précises ni de cahier des charges imposé pour la traduction d’un brevet, ce que regrette bon nombre de collègues.

L’exposé d’Olaf Jansen est applaudi et suscite de nombreuses questions de la part des collègues concernés par ce type de traductions.

Après une pause café agrémentée de délicieuses vitamines (sous forme de clémentines) et autres petites douceurs, le travail reprend et tous sont de nouveau à l’écoute. C’est au tour des collègues autrichiennes Beatrix Eichinger et Eveline Lüngen-Amschl de nous faire part de leurs recherches dans le domaine cosmétique. Intitulé « Schönheit von außen und innen », la première partie de l’exposé est consacré aux produits cosmétiques naturels, un domaine en plein essor. Mais que se cache-t-il derrière ces nouvelles dénominations de Naturkosmetik, Biokosmetik et Bio-Naturkosmetik ? Il n’y a pas de définition juridiquement déterminée du terme « Naturkosmetik ». Les labels de certification comme BDIH en Allemagne ou Ecocert en France garantissent l’origine biologique des ingrédients.

En 2009, la part des cosmétiques bio occupait 4 % du marché des cosmétiques français et le chiffre d’affaires engrangé s’élevait à 340 millions d’euros, soit une hausse de 36 % par rapport à 2008 !

Un coup d’œil sur l’historique de plusieurs entreprises françaises engagées dans ce domaine, comme L’Occitane, Yves Rocher et The Body Shop, et surtout celle de Maurice Mésségué, nous plonge dans le secret des plantes rares, de la chimie des plantes et de la quintessence.

Pour finir Beatrix distribue une petite synthèse terminologique, avec entre autres, des extraits du dictionnaire des plantes médicinales de Mességué.

En deuxième partie, Eveline Lüngen-Amschl nous parle des compléments alimentaires, ces produits en vogue qui nous promettent la beauté de l’intérieur. Bien qu’ils soient en partie commercialisés en pharmacie, ils doivent être bien distingués des médicaments, puisqu’ils ne sont pas autorisés à vanter des avantages thérapeutiques. En ont-ils d’ailleurs ? La question posée avec humour par Eveline reste à l’appréciation de chacun, mais le doute reste permis. Une liste terminologique établie suite à ses recherches nous permettra de mieux cerner les étiquetages de ces produits.

Après cette intéressante intervention, c’est au tour de Natascha Dalügge-Momme de nous présenter son approche de la traduction des actes et autres documents officiels dans la pratique. Que peut-on ou que doit-on absolument traduire dans ces documents ?

Natascha cite les bases juridiques qui régissent l’exercice de la profession de « Sprachmittler », à savoir traducteur et interprète : la Déclaration des Droits de l’homme, la convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales, la loi allemande portant sur l’organisation judiciaire. Elle aborde le thème de la prestation de serment des traducteurs et interprètes judiciaires et les différences qui existent à ce sujet dans les différents länder allemands, tant au niveau des appellations que des conditions nécessaires à remplir pour être, comme on les appelle en France, « traducteur expert près les tribunaux »

Natacha insiste sur l’obligation de neutralité pour l’interprète, présente les différents types de documents (diplômes, permis de conduire, brevets, actes notariés, etc.).

Puis vient l’exposé des MUSS et des NICHT, à savoir ce que le traducteur ou l’interprète « doit obligatoirement » et ne « doit pas » traduire dans les actes et autres documents juridiques. Nombreux sont les collègues concernés par ce sujet et les questions fusent, auxquelles Natacha apporte chaque fois des réponses précises. Pour finir, elle évoque certains termes particulièrement épineux à transcrire, du fait des différences qui existent entre les systèmes juridiques, notamment les notions de « Mord » et de « Totschlag ».

L’intervention de Natacha est longuement applaudie et plusieurs collègues la féliciteront et la remercieront encore a posteriori sur le forum du réseau.

Un déjeuner-buffet servi dans l’« Espace saveurs » situé au rez-de-chaussée du bâtiment vient interrompre l’atmosphère studieuse et bien vite, les langues se délient et des petits groupes se forment, tantôt autour des tables disposées ça et là, tantôt dans le très beau cloître de l’ancien Couvent des Mineurs, où la clémence de la météo invite à profiter des derniers rayons de soleil de la saison. Certains vont jeter un œil dans le Musée de la Vie wallonne et admirer (avec effroi) la dernière guillotine ayant servi en Belgique, avec en vitrine la tête momifiée d’un des derniers décapités…

Dans les étages, le Musée, autrefois raillé sous le nom de « musée des vieilleries » est devenu un superbe témoin incontournable du passé populaire de la région, avec des milliers de fort jolis objets collectionnés au fil des ans.

Dès 14 heures, après quelques communications diverses, Patrick Bergen nous rappelle brièvement l’adresse du fichier de Berne (pour les traducteurs allemand-français), qui propose actuellement un accès gratuit pour un mois, et cite d’autres publications intéressantes, dont les prospectus sont disponibles dans la salle.

Nous revenons ensuite à l’ordre du jour et Monsieur André Henkes, avocat général près de la Cour de cassation de Belgique, vient nous parler du « Belgisches Gesetzbuch in deutscher Sprache ». C’est avec un enthousiasme peu commun et beaucoup d’humour qu’il nous présente son « enfant ». Il a en effet participé pour une grande part à sa réalisation et nous explique ce qui semble pour des auditeurs non belges assez inattendu voire époustouflant : la publication sur papier d’un document juridique de cet acabit à l’ère (presque) totalement numérique du livre et ensuite, pourquoi au fond cette publication, pour un public limité à quelque 75 000 Belges germanophones ? Un symbole ?

Petit à petit M. Henkes nous introduit dans les méandres linguistiques étonnants et uniques de la Belgique : 6 législateurs avec 3 langues officielles et 4 régions, 1 royaume avec 6 républiques !

Les difficultés évoquées qu’il a rencontrées au tribunal, où il a exercé précédemment en tant que procureur, ne sont pas étrangères à beaucoup d’entre nous. D’une part, des interprètes parfois sortis d’on ne sait où, voire choisis dans une autre langue que celle demandée (!), d’autre part, la difficulté du texte légal lui-même… « La difficulté ne tient pas au manque de capacité du traducteur, mais souvent au fait que le texte lui-même est nul ! ». Une phrase applaudie avec vigueur par les collègues reconnaissants.

Revenant à la DG (Deutschsprachige Gemeinschaft), une dénomination qui ne semble toutefois pas faire l’unanimité, M. Henkes nous parle du Zentralübersetzungsdienst, qui emploie entre 35 et 40 traducteurs. La base de données terminologiques trilingues (Semamdy) sur le site du Service central de traduction allemande (SCTA) met à la disposition des germanophones les traductions allemandes de codes, lois, arrêtés et circulaires belges. Le site permet aussi de consulter la banque de données de la Commission de la Communauté germanophone pour la terminologie juridique allemande (Debeterm).

La publication du Code de la législation belge en langue allemande est la concrétisation de bien des attentes. Elle veut faciliter au citoyen germanophone l’accès direct au droit. C’est également une aide bienvenue pour les professions juridiques (y compris les traducteurs) et une « contribution significative pour l’unification de la terminologie juridique existante en langue allemande ainsi que pour son utilisation uniforme ».

Trois principes régissent les affaires judiciaires en Belgique : l’unilinguisme dans chaque affaire, le principe de territorialité et le principe de personnalité.

La publication du Code de la législation belge en allemand doit aider à respecter ces principes et donner aux citoyens germanophones un accès direct aux textes de la loi belge.

Il s’agit d’un recueil, puisque tous les textes légaux n’ont pas encore été traduits, mais il permet une manipulation facile des textes les plus utiles et un prix abordable pour tous.

Il est prévu de le compléter au fur et à mesure et de procéder à une mise à jour régulière.

Parsemée d’anecdotes savoureuses, l’intervention de M. Henkes remporte un vif succès et même après l’avoir achevée, il se voit entouré de nombreux collègues pressés de lui poser encore d’autres questions.

Après la pause café, Patrick Lehner de l’ASTTI prend le relais pour nous plonger « dans les arcanes de la comptabilité ».

Un thème ardu qui retient cependant l’attention des auditeurs. Partant du principe qu’il faut comprendre de quoi on parle avant de traduire, Patrick nous présente sur écran des tableaux clairs qui nous rappellent successivement les relations entre les différents documents comptables : journal, compte de résultat, bilan, tableau de flux.

Puis vient l’analyse verticale, avec le résultat net, le tableau de flux de liquidités et les ratios.

Il nous explique pourquoi une société qui a une progression de 20 % de son chiffre d’affaires affiche ensuite une hausse de bénéfices de 360 %, ce qui peut paraître effectivement curieux pour un néophyte… Comme le dit le titre de son exposé, il faut bien retenir son souffle, mais les documents distribués par Patrick à l’appui de son intervention nous aident à y voir plus clair.

Bien que Patrick ne fasse pas de traduction en langue allemande, il connaît à fond le sujet et les documents fournis comportent la majorité des termes utiles en allemand pour traduire un bilan et seront une aide précieuse pour les collègues concernés.

La dernière intervention de la journée est celle d’Edie Kremer et Franz-Josef Heinen qui viennent présenter leur livre sur le langage de tous les jours en Belgique orientale, « Mostert, Bics und Beinchen stellen ».

Tout le monde sait que les germanophones de l’est de la Belgique parlent un « autre » allemand. On y trouve des termes comme Mazout, Bic et Brasel. Les auteurs du livre ont réuni d’innombrables exemples de cette langue et en ont fait un livre amusant, mais aussi intéressant, où l’on relève des influences de la langue française, de l’allemand, et même du dialecte parlé dans l’Eifel et la région de Cologne.

Tour à tour, ils nous lisent quelques-unes des expressions dont s’orne le parler quotidien de cette région, et déclenchent rires et applaudissements : die Trottinette, die Garage (pour Werkstatt comme en France) hat uns depaniert, wir chippotieren, Flemme, kif-kif, komplexiert, plattes Wasser, Raclette, Occasion, usw.

Quelques-unes des expressions sont reconnues dans la salle, d’autres nous laissent perplexes. Même s’ils l’ont fait sans prétention, comme le soulignent les deux linguistes, et plutôt écrit pour le plaisir, un peu comme des collectionneurs, la vivacité et l’enthousiasme des deux auteurs nous donnent en tout cas envie de lire cet ouvrage distrayant.

Après les remerciements traditionnels, les fleurs et les chocolats, remis les unes à l’organisatrice et les autres aux intervenants, la journée de travail se termine et vient le moment de fixer la date de la prochaine réunion. Le collègue Olaf Jansen de la SFT (französischer Berufsverband) propose d’organiser la prochaine rencontre à Toulouse. Elle devrait avoir lieu fin octobre 2012, la date exacte en sera précisée plus tard.

Après ces heures studieuses, nous nous retrouvons autour d’un dîner, qui nous fait découvrir les spécialités gastronomiques liégeoises.

Le dimanche matin suit, selon la tradition, une visite guidée de Liège sous le soleil qui n’a pas cessé d’être de la partie.

Françoise Fourault-Sicars

17. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Hamburg, 22. bis 24. Oktober 2010

In diesem Jahr fand das RFA-Treffen vom 22. bis zum 24. Oktober in Hamburg statt. Am Freitagvormittag bestand Gelegenheit zu einem Besuch des Internationalen Seegerichtshofes. Am Nachmittag stand dann eine Besichtigung des Hafengebietes mit dem Boot an. Diese wurde trotzt des nicht allzu schönen Wetters von zahlreichen der über 70 Teilnehmern genutzt, hatte man doch u.a. die Gelegenheit, in einem Dock die neue Yacht des russischen Milliardärs Roman Abramowitsch von weitem zu bestaunen. Am Abend gab es dann das traditionelle Wiedersehenstreffen im Restaurant SternChance, bei dem sich alte und neue Réseauisten bunt gewürfelt einem angeregten Meinungsaustausch widmen konnten.

Die Ausrichtung der Fachtagung Réseau franco-allemand lag dieses Jahr auf der deutschen Seite. In den bewährten Händen von ATICOM e.V., wurde sie von Marie-Noëlle Buisson-Lange organisiert mit der tatkräftigen Unterstützung des ADÜ Nord mit Natascha Dalügge-Momme bezüglich der Logistik an Ort und Stelle.

Am Samstag begann nach der Begrüßung durch Marie-Noëlle Buisson-Lange von ATICOM e.V. und Natascha Dalügge-Momme vom ADÜ Nord, die eigentliche Arbeit in Form von breitgefächerten Beiträgen.

Den Anfang machte Doris Grollmann (CBTIP) zum Thema Sprachnormung – und Freiheit des Übersetzers, welches sie anhand der juristischen Terminologie im belgi-schen Rechtswesen näher erläuterte. Sie postulierte, dass der Übersetzer selten frei in seiner Sprachwahl sei und eher dem Zwang der Terminologie unterliege. Allerdings treiben manche offiziellen Vorgaben regelrechte Stilblüten, wie das folgende Beispiel zeigt: „la dépossession = die Vertreibung aus dem Besitz“ anstelle von „Enteignung“. In der anschließenden, zuweilen kontrovers geführten Diskussion wurde deutlich, dass es manchmal doch eines gewagten Spagats zwischen den äußeren Zwängen und der angestrebten Freiheit des Übersetzers bedarf.

Carole Faux aus Österreich entführte uns in das Reich der Terminologie de la famille : un domaine en pleine expansion. Insbesondere aufgrund der rechtlichen Stellung von Familienmitgliedern sehen sich die Demographen gezwungen, auch neue Formen der familiären Bindung anzuerkennen und in der sprachlichen Wahl des Ausdrucks Diskriminierungen abzuschaffen. So hat sich inzwischen in vielen Wendungen das geschlechtsneutrale „parental“ durchgesetzt. Zu den weiteren Neuerung zählen Begriffe/Benennungen wie „parent isolé = Alleinerziehende(r)“, „assistante parentale = Tagesmutter“, „cohabitants = Mitbewohner“, „enfant né hors mariage = außerehelich“ oder „co-parentalité = Co-Elternschaft“. Auf jeden Fall war Carole der Meinung: „Le RFA, c’est une grande famille !“.

Nach der Kaffeepause widmete sich Silvia Brügelmann (CBTIP) in ihrer gewohnt unterhaltsamen Art ihrem Steckenpferd der Neologismen im weitesten Sinne: Le vert est à la mode– Grün ist Trend, denn wir erleben eine richtiggehende „verdisation“ der Sprache. Mit dem Greenwashing wollen sich aber viele Unternehmen nur grünwaschen (blanchiment vert/éco-blanchiment) oder ein grünes Mäntelchen umhängen. Auch greifen die métiers oder emplois verts immer mehr um sich oder man verschreibt sich dem Green New Deal. Silvia schloss mit dem süffisanten Spruch aus der Johnny Walker-Werbung: „Manche sind sich erst grün, wenn sie gemeinsam blau waren!“

Ein ernsteres Thema schnitt danach Dominique Bohère (ADÜ Nord) an: Les parti-cularités de l’interprétation en milieu psychiatrique. Sie schilderte uns in beeindru-ckender Weise ihre Tätigkeit im Strafrechtsbereich, bei der sie Psychiatern und Psy-chotherapeuten, den „psy“, dauerhaft als Sprachmittlerin zur Seite steht, wobei sie aber auch Emotionen übertragen und das zwischen den Zeilen Gesagte übersetzen muss. Hier ist absolute Neutralität nach der Devise „dire ce qu’il est dit“ vonnöten. Wenn es bei einem Schlagabtausch einmal richtig zur Sache geht, sollte man sich dabei am besten als „perroquet“ verhalten. Dominique fühlt sich in ihrer Rolle sehr wohl und bezeichnet ihre Tätigkeit als „dankbare Aufgabe“.

Anschließend berichtete Georgia Mais (ADÜ Nord) von ihren langjährigen Erfahrungen mit der Travail en tandem DE-FR/FR-DE – Optimale Zusammenarbeit und Ergänzung. Bei ihrer Arbeit im Duo, bei dem beide Parts vollkommen unabhängig voneinander sind, also kein gemeinsames Unternehmen oder eine Agentur führen, kommt es insbesondere auf die technische Genauigkeit und die Stilsicherheit an. Hier können beide jeweils ihre Stärken ausspielen und die Aufträge entsprechend aufteilen. Das für Georgia Wichtigste bei dieser Art der Kooperation ist vollkommenes Vertrauen, das sie mit den Begriffen „Respekt + Kompetenz + Persönlichkeit“ umriss: den anderen respektieren und dessen Fähigkeiten und Persönlichkeit anerkennen. Damit hat sie sehr gute Erfahrungen gemacht.

Nicole Carnal (ASTII) machte uns nach der Mittagspause mit Fachbegriffen der Immobilienwirtschaft in der Schweiz bekannt. In Anlehnung an den Slogan eines bekannten Möbelhauses stellte sie ihren Beitrag unter das Motto Wohnst Du noch oder übersetzt du schon?Zu diesem Fachbereich war sie in den 90er Jahren durch Über-setzungen von Liegenschaftsveträgen gekommen und unterstützt jetzt die vielfältigen Akteure in der Immobilienwirtschaft wie z.B. Immobilienmakler, Hypothekenbanken oder Versicherungen mit sprachlich korrekten und ansprechenden Texten für Broschüren, Messepräsentationen oder Internetauftritte. In ihrem Beitrag ging sie u.a. auf begriffliche Abgrenzungen und gesetzliche Grundlagen in der Schweiz ein. Ihr Handout enthält eine Auflistung von Glossaren, die in der Schweiz, in Deutschland und in Frankreich im Internet aufzufinden sind.

Im abschließenden Beitrag befasste sich Philippe Callé (SFT, ASTTI) mit dem Parler marin – Humor auf See. Als Dolmetscher auf einem deutschen Kriegsschiff hatte er Gelegenheit, die sehr eigene Sprache auf See in beiden Kulturkreisen kennen zu lernen. Hierfür nannte er in seinen Ausführungen zahlreiche Beispiele, die er hoffentlich für die Veröffentlichung auf der Webseite von ATICOM zur Verfügung stellen wird. Wer weiß denn schon, dass die Landratte im Französischen „éléphant“ heißt oder seekrank sein mit „compter ses chemises“ umschrieben wird?

Zum Schluss wurde das Datum für das 18. RFA-Jahrestreffen festgelegt, das vom 28. bis zum 30.10.2011 voraussichtlich im belgischen Lüttich stattfinden wird. Das Treffen klang mit einem gemeinsamen Abendessen im Restaurant Anleger 1870, eine in einen Brückenpfeiler integrierte, gemütliche Location, aus. Am Sonntag bestand dann noch Gelegenheit, bei einer Führung durch Hamburg die Hansestadt eingehender zu beäugen. Die bevorzugte Nachspeise der Norddeutschen hatte man schon vorher genießen können. Dreimal gab es zum Dessert rote Grütze, was unsere Kolleginnen aus Österreich dann doch veranlasste, auch von ihrer geliebten „Möhlspeise“ vorzuschwärmen.

Das Jahrestreffen in Hamburg war wie immer eine Bereicherung in jeder Hinsicht, zu der nicht zuletzt das Organisationsteam beigetragen hat. Hierfür gebührt ihm unser herzlicher Dank!

Karl-Heinz Grigo

16. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Winterthur (CH), 30. bis 31. Oktober 2009

Zusammenfassung des französischen Artikels von Philippe Callé (SFT und ASTTI):

Das Treffen begann traditionell mit einem Wiedersehensessen im Restaurant Wartmann in Winterthur in der Schweiz.

Die Arbeitssitzungen fanden am nächsten Tag in den Gebäuden des zeitgemäßen Instituts für Übersetzen und Dolmetschen der Zürcher Hochschule statt und wurden eröffnet von der Präsidentin der ASTTI, Nicole Carnal.

Es folgten verschiedene Workshops (Annelies Glander über Anglizismen im Deutschen und Französischen, Brigitte Reins über die Sprache der „Headhunter“ und Silvia Brügelmann über sprachliche Euphemismen) und Vorträge (Sabine Colombe über Kleinteile wie Scheiben, Muttern u. a., sowie Henri-Daniel Wibaut über die Schwierigkeit von Untertitelung von Filmen).

Wie jedes Jahr wurde das Treffen mit der Auswahl des nächsten „Austragungsortes“ geschlossen, der im Jahr 2010 auf Hamburg fiel. Im nächsten Jahr wird dies allerdings aufgrund kollidierender anderer Termine ein Wochenende früher als üblich, nämlich vom 22. bis 24. Oktober 2010, stattfinden.

Natascha Dalügge-Momme

Récit de Philippe Callé:

À son habitude, la rencontre a débuté le vendredi soir, dans les salons de l’hôtel Wartmann, par un très chaleureux apéritif suivi d’un excellent dîner, destinés à permettre, l’un comme l’autre, de renouer les liens et prendre des nouvelles, sans omettre l’accueil de nouvelles têtes à qui nous souhaitons la bienvenue. Les travaux du lendemain se sont déroulés dans le cadre très helvético- fonctionnel des nouveaux bâtiments de l’Institut de Traduction et d’Interprétation, intégré à la Haute École zurichoise des Sciences appliquées, elle-même émigrée depuis quelques temps déjà à Winterthur, dans le droit fil de la politique réussie de diversification de sites et de la transformation de cette ancienne ville industrielle en un phare de la culture universitaire suisse.

Nicole Carnal, présidente «im Amt» de l’ASTTI, a ouvert le bal par une présentation rapide, à l’exhaustivité concise, de la ville de Winterthur et de son Université pour planter le décor, suivie de quelques informations pratiques et logistiques sur le déroulement de la journée. La parole est ensuite donnée à Annelies Glander (Université de Vienne, Autriche) pour le premier plat du menu, à savoir son «Workshop Mega Event Winterthur»sur la pollution des langues allemande et française par d’envahissantes expressions pseudo-anglo-saxonnes, dont les «natives speakers» se garderaient bien de revendiquer la paternité. Après une introduction humaniste et littéraire sur le thème de la dictature de l’usage (usus tyranus) et sur l’application intellectuellement plus discutable du principe «usus magister optimus est», il nous est présenté une longue liste de termes passés dans le langage courant ou encore proprement intraduisibles, tels que la célèbre «Gemütlichkeit» ou encore la «Weltanschauung». Le tout pour finir sur le travail mémoriel (Vergangenheitsbewältigung). La liste discutée sera mise dans le registre de documents de la liste RFA (compte Yahoo nécessaire pour l’accès) avec prière de communiquer toutes les propositions de complément ou d’amélioration d’ici au 30 novembre 2009.

Sabine Colombe (SFT) prend le relais pour nous ouvrir son magasin de quincaillerie ou plus précisément pour souligner l’importance économique et technique de toutes ces petites pièces auxquelles le commun des mortels ne prête guère attention. Et de mentionner que Hilti, Hilti, le champion toutes catégories du genre, réalise un chiffre d’affaires annuel de 3,6 milliards de CHF, tandis que Kerbkonus, un autre grand de la «petite pièce» pour le bâtiment, en vend tous les ans pour pas moins de 50 millions €. Il nous est également rappelé que pour satisfaire aux contraintes du «Kostenfaktor », du «Montageaufwand» et de la «Gewichtsoptimierung», le domaine de la fixation est progressivement passé de l’assemblage vissé ou boulonné à l’assemblage riveté puis maintenant collé ou clipsé pour assurer les fonctions de fixation, d’étanchéisation et de filtrage, essentiellement prioritaires sur la fonction purement décorative. Ces systèmes sont devenus si complexes qu’ils nécessitent très fréquemment, à l’exemple du clou à poudre (Profilblechnagel), des agréments techniques européens voire extra-européens, générant leur lot de paperasse bienvenu pour les traducteurs.

Sabine nous présente également dans le domaine un important ouvrage de référence (Nachschlagewerk) en matière de normes de pièces pour les constructions mécaniques: Klein – Einführung in die DIN-Normen, Martin Klein, Beuth Vlg, 14 édition refondue (modèle 1964 rectifié 2007), format C5, relié. 64,90 EUR TTC. ISBN 978-3- 410-16516-3. De la bonne lecture donc pour les longues soirées d’hiver pour ceux qui sont sensibles aux charmes poétiques de la Keilsicherungsscheibe (rondelle Nordlock), de la goupille béta (Federstecker) ou encore de la Fokkernadel (épingle de sûreté aéronautique, peu utilisée pour la fixation de langes et autres bandages).

Après une pause café bien méritée, Brigitte Reins (ATICOM) nous invite à réfléchir sur le language des chasseurs de têtes et autres (sergents) recruteurs. Il s’agit d’un choix de termes récurrents destiné à nous aider à traduire des petites annonces et des curriculum vitae, bien sûr avec toutes les réserves et précautions d’usage, compte tenu de la destination de ces documents. À notre époque merveilleuse où «l’être» a disparu pour faire place nette au «paraître », la liste proposée à nos réflexions constitue une nomenclature détaillée de toutes les qualités «incontournables » qui fleurissent obligatoirement dans toute annonce et sur tout CV. Nous avons donc jonglé du caractère affirmé (Überzeugungskraft) à la fibre sociale (Sozialkompetenz), en passant par la résistance au stress (Durchhaltevermögen) ou l’arme à double tranchant de la «Hohe Belastbarkeit» (tempérament à toute épreuve / disponibilité importante). L’ensemble de ces termes avec les propositions de traduction sera sûrement publié sur la liste, si bien qu’il n’y a pas lieu d’approfondir plus avant. Notons simplement qu’il a été rappelé, différences culturelles obligent, la nécessité d’utiliser certaines formules établies qui ne sont pas des traductions directes, par ex. Bewerbungsunterlagen = dossier de candidature ou encore Gehaltsvorstellungen = prétentions salariales.

Patrick Bergen et Walter Blaser du Fichier Français de Berne (FFB) prennent rapidement la parole avant le déjeuner (pardon, le dîner en territoire helvétique) pour proposer un quart d’heure avant la reprise des cours, une démonstration rapide des fonctionnalités du site du FFB, assortie de quelques astuces pour la recherche multilingue sur le site officiel de la Confédération (www.admin.ch). Pour afficher côte à côte, sur un même écran, deux (ou les trois) versions linguistiques d’un même texte de loi, ne pas oublier d’aller cocher dans l’onglet «Recueil systématique» la petite case très discrète, trop discrète «Affichage multilingue» en bas de page.

La parole est ensuite donnée à Henri-Daniel Wibaut (ZHAW), professeur à l’Institut de Winterthur(à 70%) et traducteur (à 120%), spécialisé dans un certain nombre de domaines tels que les fonds de placement et la biodiversité, mais surtout dans le sous-titrage.

Bien que nous fussions déjà bien rassasiés, notre éternelle faim de connaissances n’a pas été déçue par les développements sur le thème de «J’ai la dalle» et autres aléas de la traduction multimodale. La traduction audiovisuelle (TAV) doit prendre en compte des phénomènes très complexes aux multiples contraintes pour le passage de l’oral à l’écrit. Si la difficulté de l’exercice n’est pas significative pour le documentaire, qui se contente souvent de voix off, cela se corse nettement avec les interviews en direct.

Les éléments du message sont en effet nombreux si l’on considère que l’image présente à la fois des éléments picturaux et des éléments verbaux, tandis que le son affiche quant à lui des éléments acoustiques associés aux mêmes éléments verbaux. L’important est de bien peser la part d’information présentée. Or cette part est très variable et augmente progressivement lorsque l’on passe du film muet au reportage sportif puis au documentaire pour aboutir enfin au téléjournal ou au débat politique, les plus difficiles à soustitrer puisque la parole constitue alors le principal vecteur d’information.

Il faut ensuite prendre en compte la complémentarité de l’image et du son. L’image peut-elle se passer du texte? Le texte peut-il se passer de l’image? La projection d’un extrait du film «Tampopo » et d’une interview de l’artiste Pipilotti Rist ont illustré clairement ces dualités. Car cela a une incidence pour le traducteur sous-titreur: Le message textuel doit en effet être pondéré en fonction de la teneur informative de l’image et réaliser la synthèse entre ce que l’on entend, ce que l’on lit et ce que l’on voit.

Le sous-titrage est également une redoutable école de concision. La traduction audiovisuelle doit en effet souvent intégrer le paramètre supplémentaire du double transfert: transfert interlinguiste, transfert intralinguistique lors du passage de l’oral à l’écrit (pariation diamésique). Le sous-titre doit en effet être court, lisible, compréhensible, bien fragmenté pour en faciliter la lecture, grammaticalement correct, exposé un temps suffisant (entre 1 et 6 secondes), centré, synchronisé, corrélé (ce qui est écrit doit correspondre à ce qui est dit) et enfin discret.

Mais l’image est une arme à double tranchant et le texte peut prendre plusieurs couleurs. Songeons un instant à la difficulté des jeux de mots, par définition purement textuels. Il s’agit alors de leur trouver un équivalent, ou une compensation ou encore d’accepter purement et simplement une perte (projection pour exemple d’un extrait du film «Der Schweizermacher»). Lorsque le jeu de mot est audio-visuel, il présente un sens propre, illustré par l’image, et un sens figuré, illustré par le son (projection pour exemple d’un extrait de dessin animé «Tex Avery» et d’un extrait du film «Mission Cléopâtre » dans lequel se cachait la fameuse séquence du «J’ai la dalle»).

La difficulté résulte également souvent de la «colorisation» de la langue orale. Cette colorisation peut en effet être régionale (accent, dialecte), sociale (sociolecte, jargon), générationnelle (sociolecte générationnel) ou encore individuelle (idiolecte, défaut d’élocution). Toutes facettes qui ne peuvent être retranscrites que par le choix du dialecte de la zone de distribution, d’une compensation linguiste ou faire l’objet d’une perte, comme dans le cas du jeu de mots, car la mélodie de la phrase n’est pas transcriptible, sauf à recourir à une langue artificielle ponctuelle.

Le sous-titrage constitue donc une conciliation subtile entre le texte et l’image, un défi passionnant qui s’inscrit parfaitement dans une époque d’antagonisme marqué entre deux vecteurs d’information majeurs.

La pause café est mise à profit pour la visite rapide d’une salle de formation et d’entraînement au métier d’interprète, équipée comme il se doit des équipements du dernier cri en la matière.

Sylvia Brügelmann (CBTIP) nous propose enfin le dessert avec le résultat de ses recherches sur les euphémismes, sous le titre évocateur de la «Croissance négative». Vaste sujet, à notre époque verbeuse où plus personne n’ose appeler un chat un chat, mais dans laquelle il faut impérativement «communiquer» pour exister. Et comme il ne faut plus choquer personne, puisque nos concitoyens seraient facilement choquables, bien que déjà «sonnés» voire «anesthésiés » par une avalanche d’informations qu’ils sont bien incapables de digérer, l’euphémisme a ainsi été élevé au rang de science majeure. Nous sommes ainsi passés du «cogito ergo sum» de Descartes au «coïto ergo sum» des années 70, pour aboutir au «collevo ergo sum» du discours bien pensant contemporain.

D’où la floraison de termes attestant surtout de l’aptitude à orbiter autour de l’essentiel tout en lui tournant le dos, comme dans une centrifugeuse. Dans la longue liste recueillie par notre conférencière, citons quelques perles telles que la «croissance négative» qui annonçait la couleur ou le «bildungsfern » pour signifier que l’intéressé a du mal à accéder à la culture, montrant en passant que ce sport (de l’euphémisme) ne connaît pas de frontières. Certaines expressions proposées ne sont toutefois pas vraiment des euphémismes, même s’ils peuvent paraître comme tels pour le néophyte.

On peut ainsi penser que le terme «produits phytosanitaires» est destiné à faire oublier qu’il s’agit de pesticides, mais c’est surtout une appellation technique générique désignant plusieurs catégories de produits de traitement des cultures. De même, le «missile de croisière» n’est pas appelé ainsi pour faire fantasmer sur le catalogue de l’Armement Costa ou Royal Caribbean et faire oublier les éventuels dommages collatéraux, mais bien pour exprimer qu’il se déplace à vitesse subsonique selon une trajectoire complexe de suivi de terrain, mû par un moteur de «croisière», contrairement à son cousin, le missile balistique au comportement nettement moins erratique. Terminons tout de même sur une note d’humour pour rappeler que le «Facility Manager», pardon le «responsable des services techniques domotiques», n’est jamais que celui ou celle qui sait où se trouve le robinet d’arrêt pour tenter de limiter les conséquences d’une fuite d’eau.

Pour clore cette journée bien remplie, il ne restait plus qu’à évoquer la prochaine 17e Rencontre du RFA. L’organisation revenant cette fois à l’Allemagne, ce sont donc l’ATICOM et l’ADÜ Nord qui se voient confier la lourde tâche de la préparation de cette manifestation. La cité retenue est la belle ville hanséatique de Hambourg, ce qui va nous permettre de nous (re)mettre au Platt. La tenue au même endroit, les derniers jours d’octobre, d’un important Salon du Nautisme hypothèque toutefois sérieusement les possibilités d’hébergement.

Il nous a donc fallu fixer comme date les 22-23-24 octobre 2010, au grand désespoir des amateurs de week-end de Toussaint prolongés. Il nous est également rappelé que le prochain congrès de la FIT se tiendra à San Francisco, dans les premiers jours d’août 2011 (pour tous renseignements, consulter le site www.fit-ift.org).

Philippe Callé

15. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Wien, 24. bis 26. Oktober 2008

In diesem Jahr fand das traditionelle Jahrestreffen des Réseau franco-allemand zum 15. Mal statt – und zum ersten Mal in Österreich. Übersetzerinnen, Übersetzer, Dolmetscherinnen und Dolmetscher aus Deutschland, Belgien, Frankreich, Österreich und der Schweiz kamen zusammen, um über sprachliche Phänomene und Entwicklungen zu referieren und zu diskutieren.
Diese Tagung ist auch immer wieder ein willkommener Anlass, all die Kolleginnen und Kollegen zu treffen oder endlich persönlich kennen zu lernen, mit denen man im Laufe des Jahres meist nur über die RFA-Mailing-Liste kommuniziert, um Terminologiefragen zu klären, organisatorische Aspekte unseres Berufes zu diskutieren und einander auch sonst alle erdenkliche Hilfestellung zu leisten. Sehr erfreulich, dass wir gleichwohl viele „Neulinge“ in unserer Mitte begrüßen konnten.

Frau Dr. Annelies Glander vom Zentrum für Translationswissenschaft der Universität Wien, die gemeinsam mit ihren Kolleginnen Beatrix Eichinger und Carole Faux sowie Elias Wielander als EDV-Spezialist das diesjährige Treffen organisierte, hat die bunte Kette der RFA-Tagungen um eine schöne Perle ergänzt. Die Betreuung, die Vorträge und das Rahmenprogramm ließen keine Wünsche offen und so sei Annelies und ihrem Team an dieser Stelle ganz herzlich für ihre Gastfreundschaft gedankt! Das Programm begann am Freitag Nachmittag mit einer „promenade viticulturelle“, einem ausgedehnten Spaziergang durch die Weinberge am Stadtrand von Wien. Die österreichischen Organisatorinnen hatten bereits im Vorfeld zweisprachige Unterlagen hierzu verteilt. Beim „Heurigen Zimmermann“ fand am Abend das traditionelle „Repas des retrouvailles“ statt. Hier stießen auch die letzten Nachzügler zur Truppe und es gab die gewohnten herzlichen Begrüßungsszenen. Annelies hatte an diesem Wochenende darauf geachtet, für die Bewirtung Gaststätten auszusuchen, in die sich Touristen sonst eher zufällig verirren und die ihren ursprünglichen Charakter bewahrt haben. Die Heurigen-Wirtsleute boten uns in ihrem idyllisch gelegenen und originell eingerichteten Bauernhaus neben Most und Wein aus eigenem Anbau eine breite Palette österreichischer Spezialitäten.

Am Samstagmorgen begrüßte uns auch Dagmar Sanjath, Generalsekretärin der Universitas, einem österreichischen Übersetzerverband. Sodann eröffnete Annelies Glander die Vortragsreihe. Den Anfang machten Sabine Kohl vom deutschen Bundesministerium für Arbeit und Soziales und Denis Aubert mit einer zweisprachigen Präsentation über die Terminologie der individuellen Altersvorsorge in Deutschland. Sabine Kohl setzte damit ihre Reihe aus den Vorjahren (betriebliche Altersvorsorge, Tarifverträge) fort und erläuterte die Formen, die staatliche und steuerliche Förderung und Aspekte des Verbraucherschutzes der so genannten Riester-Renten in Deutschland. Denis Aubert, der als Übersetzer im Sprachendienst des Bundesministeriums für Arbeit und Soziales befristet beschäftigt war, hatte dazu umfangreiche Recherchen angestellt, um für die deutschen Begriffe jeweils Entsprechungen im Französischen zu finden. Die ausgewählten Quellen waren meist offizielle Seiten der französischen Regierung und so boten die vorgeschlagenen Lösungen mannigfaltigen Stoff für Diskussionen. Leider war die Zeit für terminologische Erörterungen zu kurz.

Nach einer kurzen Kaffeepause folgte der Beitrag von Silvia Brügelmann- Gaspard von der belgischen Übersetzerkammer CBTIP über französische Neologismen und Ausdrücke, die zurzeit häufig im Umlauf sind. In gewohnt eloquenter und amüsanter Weise sprach sie zunächst über einige allgemeine Regeln, die man bei der Bildung von Neologismen beobachten kann. Die meisten werden durch Ableitung gebildet; man denke nur an Worte mit Hyper-, Web-, Cyber-, Neo- u. Ä. Es folgte eine vergnügliche Reihe von Begriffen, die sich aus dem Namen des kürzlich gewählten französischen Präsidenten Sarkozy ableiten (sarkozysme, la Sarkozye, Sarkofrance, Sarkoland, sarkozix usw.). Er hat aber selber auch Wörter und Ausdrücke geprägt bzw. in Umlauf gebracht, z. B. la voyoucratie, le plan anti-glandouille zur Bekämpfung letzterer, racaille, Kärcher – die Unruhen der Vorstädte von Paris lieferten ihm ausreichend Gelegenheit dazu. Dass die moderne Technik Anlass zu Wortbildungen ist, liegt auf der Hand, und so hörte das aufmerksame Publikum etwas über den „taikonaute“ und den „hacktiviste“; und letztlich sind es neue Lebensformen und Gewohnheiten, die neue Wörter hervorbringen, zum Beispiel den „remboursonaute“. Silvias Ausführungen schärften unsere Aufmerksamkeit der heutigen Sprache gegenüber und bestärkten uns in dem Entschluss, diesen neuen Wortgebilden künftig noch größeres Interesse entgegenzubringen, denn vor dem Übersetzen gilt es, den Ausgangstext mit allen seinen Assoziationen und Konnotationen zu verstehen. Anschließend referierte Brigitte Roblin temperamentvoll und anschaulich über ihre Arbeit für die CSP France (Cynotechnie Sapeur Pompier France), die Mitglied der IRO, der Internationalen Rettungshunde-Organisation, ist. Wir erfuhren von Brigitte, die anfänglich nur als „einfache Übersetzerin“ in das Projekt eingebunden war (die offiziellen Sprachen der IRO sind Deutsch und Englisch), inzwischen aber selbst eine Rettungshündin hat, dass man für diesen Job sportlich, naturliebend, tierlieb („car ils ne parlent que de cela“), belastbar und diplomatisch sein sowie über Organisationstalent verfügen muss. Ihr jüngstes Projekt ist ein mehrsprachiges Glossar, das sie derzeit im Auftrag der IRO erstellt. Immerhin zählen inzwischen auch Japan und verschiedene Länder Lateinamerikas zu den Mitgliedern. Die Hunde, meint sie jedoch, hätten ihre Arbeit eigentlich nicht nötig. Sie folgen gleichermaßen auf „Sitz“, „sit down“ und „assis“, weil sie nicht auf Worte, sondern auf Gesten und Tonfall reagieren. Allerdings hat eine englische Studie ergeben, dass die Hunde den Akzent ihrer Herrchen und Frauchen annehmen: „Il semble que les chiens ont plus de facilités à imiter des accents plus prononcés et caractéristiques. C’est un de leurs moyens privilégiés pour tisser des liens avec leurs maîtres.“

Kurz vor der Mittagspause begrüßte uns Herr Prof. Norbert Greiner, der Leiter des Zentrums für Translationswissenschaft, aufs Herzlichste. Es sei ihm eine große Ehre, dass die Universität Wien das Jahrestreffen des Réseau franco-allemand ausrichten dürfe. In der Mittagspause wurden uns die „unaussprechlichen Trzernieswki-Brötchen“ serviert – erneut eine echte Wiener Spezialität. Nach der Mittagspause erläuterte Marie-Noëlle Buisson-Lange unterhaltsam und anschaulich die Titres, métiers et fonctions au féminin en Allemagne. Sie schloss hiermit an den Vortrag von Françoise Fourault-Sicars aus dem Vorjahr an, in dem diese sich mit den maskulinen und femininen Formen französischer Titel, Berufe und Funktionen auseinandergesetzt hatte. Ziel des Vortrags war es, Auftraggebern peinliche Fehler in der interkulturellen Kommunikation zu ersparen, was ja auch zu unseren Aufgaben gehört. Die deutsche juristische Grundlage bietet das Gleichberechtigungsgesetz, das nun seit 50 Jahren gilt. In Deutschland wird ein erwachsenes weibliches Wesen grundsätzlich mit „Frau“ angeredet – auch wenn sie nicht verheiratet ist – und nicht wie z. B. in Frankreich mit „Fräulein“. Marie-Noëlle Buisson-Lange führte aus, ass für die Öffentlichkeit bestimmte Texte „lisibles, audibles et prononçables“ (lesbar, verständlich für die Zuhörer und aussprechbar) sein müssen. Das Binnen-I, das in Deutschland eine Zeitlang etabliert war, wird inzwischen allenfalls noch bei Platzmangel in bestimmten Formularen benutzt, hat sich ansonsten aber nicht durchsetzen können. Auch „man“ sollte nach Möglichkeit vermieden werden. Ebenso verpönt sind Schrägstriche (Kollegen/ innen) oder Klammerausdrücke wie „Kolleg(inn)en“. Stattdessen gibt es eine ganze Reihe von Tricks, mit denen man die sprachlichen Klippen der Gender-Formen umschiffen kann. Dazu gehören u. a. verkürzte Sätze („bei Ausscheiden aus dem Unternehmen“ statt „wenn die Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter aus dem Unternehmen ausscheiden“), Adjektive oder Personalpronomen statt Substantiven (Handwerker und Handwerkerinnen -> sie), Plural statt Singular (derjenige + diejenige -> diejenigen), bestimmte Artikel statt Possessivpronomen (kein Bürger und keine Bürgerin darf in der Ausübung seines oder ihres Wahlrecht beschränkt werden -> in der Ausübung des Wahlrechts), geschlechtslose generische Begriffe („Belegschaft“ statt „Mitarbeiter und Mitarbeiterinnen“), Passiv statt Aktiv („falls die Prüfung nicht bestanden wird“ statt „falls er oder sie die Prüfung nicht besteht“), Suffix „-kraft“ (die Lehrkräfte) oder Wendungen mit „es“ statt „man“ („Es kann darüber gestritten werden, ob…“ statt „Man kann darüber streiten, ob…“). Für die Ansprache von Frauen, die offizielle Ämter ausüben, benutzt man normalerweise die weibliche Form: „Frau Ministerin, Frau Bundeskanzlerin“. Jedoch ziehen manche Frauen die männliche Form vor. Da ist es also wichtig, sich vorab zu erkundigen, welche Form die besagte Dame vorzieht. Zum Abschluss empfahlen uns Marie- Noëlle sowie die Kolleginnen aus der Schweiz nützliche Internet-Adressen.

Der nächste Vortrag führte uns sprunghaft mehrere Jahrhunderte zurück. Nicole Stoll, die alle Tafeln des neu gestalteten Museumskonzepts für das Schweizer Schloss Chillon sowie eine Broschüre über die Geschichte des Schlosses übersetzt hat, berichtete über ihre umfangreichen Recherchearbeiten zum Alltag im Mittelalter auf Deutsch und Französisch. Nach einer Definition des Begriffs Mittelalter und seiner unterschiedlichen Phasen entführte sie uns zunächst in die europäische Vorgeschichte zu den Kelten und die Zeit der Völkerwanderung. Wir machten einen Abstecher in den Aufbau der indogermanischen Sprachen und in die Lautverschiebung verschiedener europäischer Sprachen. Wir lernten, dass die Wörter „Barbar“ und „balbutier“ dieselbe Wurzel haben und im Grunde „blablabla“ (neudeutsch: rhabarber rhabarber) bedeuten – also eine fremde Sprache, die man nicht verstand – und dass „an-ständig“ dafür steht, dass man „seinem Stand entsprechend“ handelt. Sodann erfuhren wir viele Details über die mittelalterliche Hoforganisation mit all ihren Berufen, über die Stellung des Adels und über die damaligen Tischsitten. Das alles geschah in so kurzweiliger Manier, dass die Zeit wie im Flug verging.

Interessant in diesem Zusammenhang war übrigens, dass die frankophonen Anwesenden durchweg den Ausdruck „lever la table“ als nicht französisch bzw. als übersetzt empfanden. Auch darüber hätte man noch viel Zeit mit Diskussionen füllen können.

Aber Annelies blieb ebenso charmant wie unerbittlich, um den Zeitplan einzuhalten,und verkürzte dafür sogar ihren eigenen Vortrag über PIARC/AIPRC – Straßenbau-Terminologie auf weiterführende Informationen. Diese konnten wir zwar anhand der uns zur Verfügung gestellten Unterlagenselbst nachlesen. Sicherlich hätten wir Annelies’ Ausführungen über translatorischeProbleme im Straßenbau aber gern persönlich gelauscht, denn die Unterlagen können leider nur einen Bruchteil ihres breit gefächerten Wissens wiedergeben.

Jo Combuchen vom DTT dankte der Hauptorganisatorin Annelies Glander im Namen aller für die vorbildliche Organisationund die liebevolle Betreuung und überreichte ihr ein gerade erschienenes Buch mit dem Titel „Brüsseler Pralinen und Europäische Häppchen“. (Die ausführliche Rezension erscheint u. a. in diesem ATICOM-FORUM).

Nachdem Margret Millischer kurz ihr im Dezember 2008 erscheinen des Buch „Eine Geschichte vom Blau“ (ihre Übersetzung der Gedichtsammlung „Une histoire de bleu“ von Jean-Michel Maulpoix) vorgestellte hatte, gaben die Schweizer Organisatoren noch den Termin für das Jahrestreffen 2009 bekannt. Dieses wird vom 30.10. bis 01.11.2009 in Winterthur bei Zürich stattfinden – klar, dass die „réseauistes invétérés“ diesen Termin bereits fest notiert haben.

Danach entführten uns die Organisatorinnen zum Ausflugslokal „Salettl“. Dahinter verbirgt sich eine architektonische Besonderheit und ein Kleinod wienerischer Tradition. Am Abend trafen wir uns im Restaurant „Kanzleramt“, das tatsächlich im Bundeskanzleramt und damit gleich gegenüber der Wiener Hofburg liegt. Hier hatten alle Réseau-Mitglieder die Gelegenheit, die abwechslungsreiche österreichische Küche zu entdecken. Selbstverständlich wurde der Abend auch für weiteren lebhaften Meinungsaustausch unter Kolleginnen und Kollegen genutzt.

Am Sonntag Vormittag folgte ein Stadtrundgang durch das alte Wien südlich des Stephansdoms, heute ein Teil des ersten Bezirks. Unsere Führerinnen zeigten uns bei strahlendem Sonnenschein nicht nur die üblichen Sehenswürdigkeiten, sondern auch verborgene Gässchen, und plauderten kurzweilig über römische Ausgrabungen und die Belagerung Wiens durch die Türken, über Maria-Theresia und Mozart, über Wiener Sezession und Caféhäuser, über Felix Salten und Friedensreich Hundertwasser, über sozialen Wohnungsbau und österreichische Neutralitätspolitik, ohne uns jedoch mit einer Fülle von Informationen zu erschlagen. Den krönenden Abschluss bildete ein von Beatrix Eichinger organisierter Ausflug nach Schloss Schönbrunn mit einer Besichtigung der Gloriette und einem Mittagessen im „Tirolerhof“.

Es wäre sehr schön, wenn das überaus gelungene Treffen in Wien mit dazu beitragen könnte, dass sich künftig noch mehr österreichische Kolleginnen und Kollegen dem Réseau franco-allemand anschlössen. Auf Wiedersehen 2009 in Winterthur!

Gabriele François

14. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Nizza, Oktober 2007

Seit vielen Jahren steht das Jahrestreffen des Réseau franco-allemand als Highlight des Herbstesauf der Agenda zahlreicher Dolmetscher und Übersetzer aus Belgien, Deutschland, Frankreich, der Schweiz und Österreich. Das RFA ist mittlerweile so attraktiv, dass erstmalig nicht alle Anmeldungen berücksichtigt werden konnten und eine Warteliste geführt werden musste.

Wie bereits des öfteren in den vergangenen Jahren, verlief die Anreise aus den unterschiedlichsten Teilen Europas nach Nizza nicht für alle Teilnehmer planmäßig und reibungslos. Diesmal waren unsere Kollegen aus Frankreich von dem Streik der Air France stark betroffen, aber auch andere Teilnehmer mussten Umbuchungen und lange Verspätungen in Kauf nehmen. Eine Kollegin traf es besonders hart: Statt gegen Abend mit dem Flugzeug traf sie erst nach einer sechsstündigen Busfahrt und weit nach Mitternacht an der Côte d’Azur ein.

Das traditionelle „Repas de retrouvailles“ hatte wieder einmal viel Ähnlichkeit mit einem jährlich stattfindenden Familientreffen, auf das sich die weit verstreut wohnenden Mitglieder seit langem gefreut haben. Zahlreiche Kolleginnen und Kollegen, mit denen im Laufe des vergangenen Jahres länderübergreifend sprachliche Probleme bewältigt und Aufträge gemeinsam abgewickelt wurden, trafen sich nun endlich zum persönlichen Austausch wieder. Die herzlichen Begrüßungsszenen und vor allem der Geräuschpegel im Lokal (der aus arbeitsmedizinischer Sicht satt im roten Bereich gelegen haben dürfte) waren Ausdruck der Freude am Wiedersehen. Manche Kolleginnen und Kollegen hatten zu lösende Sprachprobleme im Gepäck, die teilweise bereits am ersten Abend geklärt waren. Das exzellente Menü im „Lou Balico“warf dagegen ein neues Übersetzungsproblem auf: Von französischer Seite war die den Nachtisch zierende Frucht zwar schnell als „arbuse“ identifiziert, auf eine zweifelsfreie Übersetzung konnte sich die hochkarätig besetzte Kollegenschar mehrerer Tische jedoch nicht einigen. Die Lösung wurde dann allerdings durch einen daheim gebliebenen Partner einer französischen Kollegin per Handy geliefert und die lebhafte Diskussion fand ein Ende.

Samstagmorgen begann der Tag mit einem Vortrag von Natacha Dalügge-Momme über „La rédaction des textes techniques“unter besonderer Berücksichtigung der kulturellen Unterschiede des französischen und deutschen Sprachraumes. An Beispielen wie „Messer“ und „couteau“ oder „Lastkraftwagen“, „truck“ und „camion“ demonstrierte sie anschaulich, dass diese Termini in den Köpfen von Deutschen, Franzosen, Engländern und Schweizern jeweils ganz unterschiedliche Bilder hervorrufen. Diesen soziokulturellen Unterschied muss der Übersetzer kennen, um dann für die Übersetzung den richtigen Terminus festzulegen. Anschließend erläuterte Frau Dalügge-Momme am Beispiel von Milchprodukten (produits laitiers), wie groß die Unterschiede bei der Zusammensetzung der Produkte in den unterschiedlichen Ländern sind. Folglich ist der Übersetzer gut beraten, vorher eine sorgfältige Recherche durchzuführen, um eine korrekte Übersetzung abzuliefern. Dass Wörterbücher dabei nur bedingt tauglich sind, zeigte sie an einer Reihe von Wörterbuchfehlern auf und erklärte, worauf die Fehler basierten. Es folgten noch einige Fachtermini des Bausektors, für die sie die unterschiedlichen gesetzlichen Grundlagen in den einzelnen Ländern präsentierte und diese dann einordnete. Frau Dalügge-Momme stellte dankenswerterweise diesen sehr fundierten Vortrag schriftlich zur Verfügung und bot so interessierten Teilnehmern die Möglichkeit, durch die zahlreichen Quellenangaben einzelne Punkte selbst zu vertiefen.

Die Pausen zwischen den Vorträgen wurden ausgiebig für Fachgespräche, zum Kennenlernen der „Neuen“ und zum Knüpfen von Kontakten für die künftige Zusammenarbeit genutzt.

Mit dem zweiten Beitrag des Vormittags entführte uns unsere Kollegin Mireille Moosbrugger aus der Schweizmit ihrer sehr fachkundigen und interessanten Präsentation in die Welt der Baumwolle. Ihr spannender Vortrag begann mit den Anfängen dieses Produkts und dessen Einführung in einen Markt, der bis dahin nur die tierische Wolle kannte. Anhand einer Abbildung wies sie nach, dass das Produkt seinen Namen der beschreibenden Darstellung der Wolle von Bäumen verdankt. Mit der Präsentation von der Pflanzung über die Ernte und Verarbeitung bis hin zur spannenden Darstellung aktueller Zahlen (dass z.B. für ein in den USA hergestelltes T-Shirt eine Tasse Pestizide eingesetzt wird) schlug sie den Bogen zur Gegenwart und war bei den aktuellen Umweltproblemen angelangt. Garniert wurde ihr Vortrag durch ein sehr informatives, deutsch-französisches Glossar zur Baumwolle und deren Verarbeitung, das sie den Teilnehmern aushändigte.

Das hervorragende Mittagessen sorgte zunächst einmal für Heiterkeit an den Tischen, da alle Weinetiketten den Namen einer der Gründerinnen des Réseau trugen. Wie es lange Tradition ist, waren beim Mittagessen die Gruppen an den Tischen wieder einmal vollkommen unterschiedlich zusammengesetzt und es bot sich erneut Gelegenheit zu Gesprächen mit bereits bekannten oder neuen Kolleginnen und Kollegen.

Nach dem Mittagessen folgte der spannende Beitrag unserer französischen Kollegin Françoise Fourault-Sicarsder SFT, die sich lange und intensiv mit den maskulinen und femininen Formen französischer Berufe auseinandergesetzt hatte. Sie bot uns einen interessanten Einblick in die aktuellen Entwicklungen in den französischsprachigen Ländern, die sie weitgehend der aktuellen Presse entnommen hatte. Neben den generellen Regeln zur Bildung der weiblichen Berufsformen zeigte sie anhand zahlreicher Beispiele auf, dass bei der Verwendung weiblicher Berufsbezeichnungen äußerste Vorsicht geboten ist, um unerwünschte Komik zu vermeiden. Die männlichen Berufsbezeichnungen maître, cafetier, sage-homme werden zwar eindeutig benutzt und verstanden, bei den analog gebildeten weiblichen Entsprechungen schlägt diese Eindeutigkeit allerdings in Zweideutigkeit um. Für Heiterkeit sorgte die lange Liste der Bezeichnungen, die klar belegt, dass im Hexagon beizeiten mit zweierlei Maß gemessen wird. Einige Beispiele:

Un professionnel est un sportif de haut niveau Une professionnelle est une femme de petite vertu Un entraîneur est celui qui entraîne une équipe sportive Une entraîneuse est une pute Un homme à femmes est un séducteur
Une femme à hommes est une pute Un homme sans moralité, hum … un homme politicien Une femme sans moralité est une pute

Zum Abschluss ihres Vortrags verteilte Frau Fourault-Sicars eine ausführliche „Liste des liens sur la féminisation dans la langue“ mit offiziellen Internet-Links der Länder Frankreich, Schweiz, Belgien, Luxemburg, Deutschland und Kanada sowie zusätzlichen bibliographischen und anderen Angaben.

Nach der Kaffeepause übernahm unser Kollege Winfried Zöllerdes belgischen Verbandes CBTIP die Aufgabe den praktischen Ansatz für „Methodisches Vorgehen beim Übersetzen von technischen Texten“ zu präsentieren. An Hand zahlreicher Quellen demonstrierte er die systematische Informationserschließung, den Wortschatzaufbau durch Quellennutzung und die Sichtung des Textmaterials des Kunden. Seine wertvollen Tipps aus seiner langjährigen Praxis als Ingenieur und Übersetzer wurden durch zahlreiche Zusatzinformationen aus dem Publikum ergänzt. Ein wesentlicher Faktor für den konstant steigenden Erfolg des Réseau franco-allemand ist sicherlich dieser kooperative, offene und kollegiale Umgang der Teilnehmer untereinander, wenn es darum geht, eigene Quellen vorbehaltlos den Kollegen mitzuteilen.

Nach dem Ende des Vortragsprogramms stand dann die Frage der Ausrichtung des nächsten Jahrestreffens auf dem Programm. Dr. Annelies Glander, die Sprecherin der dreiköpfigen Delegation aus Wien, überbrachte die herzliche Einladung aus Österreich an die Teilnehmer des Réseau, sich zum nächsten Jahrestreffen im Zentrum für Translationswissenschaft der Universität Wien einzufinden. Der begeisterte Applaus spiegelte die Freude all derjenigen wider, die seit Jahren darauf gewartet hatten, dass sich die Österreicher endlich offiziell dem Kreis der Ausrichter für die Jahrestreffen anschließen.

Der Tagesausklang fand im Restaurant „La Diva“ bei einem exzellenten und opulenten französischen Dîner und gutem französischem Wein statt. Der wieder bis kurz unter die Schmerzgrenze gestiegene Geräuschpegel im Lokal gab im doppelten Sinne des Wortes beredte Kunde eines lebendigen Meinungsaustauschs europäischer Übersetzer und Dolmetscher, deren Beruf unser Kollege und Schriftsteller Umberto Ecco treffend auf den Punkt gebracht hat: La langue de l’Europe c’est la traduction.

Sonntagvormittag stand ein Stadtrundgang durch die Altstadt von Nizza auf dem Programm. Die Teilnehmer hatten die Wahl zwischen einer gemütlichen Variante der Besichtigung sowie einer etwas sportiveren Alternative. Bei frühlingshaften Temperaturen lauschten wir den lebhaften Schilderungen der Stadtführer und den beeindruckenden Details aus der Stadtgeschichte. Von einer im Ursprung zunächst eher ärmlichen Region Frankreichs entwickelte sich Nizza rasant zur heute mondänen Metropole der Côte d’Azur mit einem beachtlichen Kulturangebot und dem zweitgrößten Flughafen Frankreichs. Im Anschluss an diesen sehr informativen, frühlingshaften Ausflug an das Mittelmeer verstreuten sich die Teilnehmer wieder in alle Himmelsrichtungen der schon fast winterlich kalten, nördlicheren Länder Europas. Viele haben das nächste Jahrestreffen am letzten Oktoberwochenende 2008 in Wienbereits schon fest in ihre Agenda eingetragen.

Hildegard Rademacher

13. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Brüssel, Oktober 2006

Wer an Brüssel denkt, denkt vermutlich an feinste Schokoladen, moules-frites und Gueuze, sicherlich aber auch an Europa.

So stand am frühen Freitagnachmittag als 1. Punkt unseres diesjährigen Treffens ein Besuch bei der Generaldirektion Übersetzung der Europäischen Kommission auf dem Programm.

Von den in der GD Übersetzung angestellten Kollegen erfuhren wir, dass hier dauerhaft 1.650 Übersetzer und 550 Verwaltungsmitarbeiter damit beschäftigt sind, pro Jahr rund 1.300.000 Seiten in die 20 Amtssprachen, zu denen neben maltesisch künftig auch gälisch gehören soll, zu übertragen.

Ein Riesenapparat also, der gut ein Viertel seiner Arbeit an externe Übersetzer vergibt. Diese werden durch Ausschreibungen rekrutiert und erhalten, sofern die Auswahlkriterien erfüllt sind, Rahmenverträge, wobei jedoch – wie die Diskussion ergab – Auftragsvolumen und -häufigkeit nicht garantiert werden und – wie wiederholt betont wurde – in erster Linie das Preis-Leistungsverhältnis ausschlaggebend ist. Wie also sind unsere Chancen? Trotz Mehrsprachigkeit als erklärtem Grundsatz und Förderung von kultureller und sprachlicher Vielfalt zeichnet sich auch hier der allgemeine Trend zum Englischen ab: So wurden die Ausgangstexte noch 1992 zu 35% EN, 47% FR, 6% DE abgefasst; dagegen 2004: 62% EN, 26% FR, 3 % DE. Während sich der Anteil der englischen Ausgangstexte also in gut 10 Jahren etwa verdoppelt hat, hat sich der der deutsch- und französischsprachigen Originale annähernd halbiert. Es versteht sich von selbst, dass im Sinne einer ökonomischen Arbeitsweise und einer kohärenten Terminologie verschiedenartige Werkzeuge eingesetzt werden: von der maschinellen Übersetzung, über die Zuhilfenahme von zahlreichen Datenbanken bis hin zu externen und internen Übersetzungsspeichern.

Die gute Nachricht des Nachmittags: Die neue Terminologie-Datenbank IATE soll bis Ende 2006 das Eurodicautom ersetzen und alle einzelnen Datenbanken der EU-Organe mit einschließen und zwar öffentlich zugänglich und kostenlos (http://iate.cdt.eu.int/iatenew/login.jsp).

Das Sonnabend-Programm wurde eröffnet mit Karl-Heinz Grigos Vortrag über die Erneuerbaren Energien. Er bildete einen sanften, aber äußerst informativen Einstieg in die Materie, der auch verständlich wurde, wenn man nicht ausgewiesener Spezialist auf diesem Gebiet ist. Sein umfangreiches Glossar wurde an Ort und Stelle besprochen und ergänzt. Der Begriff der „Verspargelung“ der Landschaft (durch Windkrafträder) förderte viele Übersetzungskreationen zutage, die noch in der Woche danach über die Mailing-Liste diskutiert wurden, ohne dass jedoch bislang eine ähnliche Metapher im Französischen gefunden wurde. Vermutlich entstehen in französischen und deutschen Köpfen angesichts dieser weißen, hoch in die Luft aufschießenden Masten nicht die gleichen Bilder…

Doris Grollmann stellte Überlegungen zur neuen Norm für Übersetzungsdienstleistungen an. Dank ihrer launigen Vortragsweise ein keinesfalls trockenes Thema. Die EN15038, die die bereits bestehenden Normen ablöst und für einen europäischen Standard sorgen soll, enthält einige Binsenweisheiten über Qualifikation und Erfahrung des Übersetzers, Auftragsabwicklung und Arbeitsablauf, die längst zur guten Praxis eines professionellen Sprachmittlers gehören. Neu hingegen sind die Forderung nach einer transparenten Projektdokumentation, die genaue Definition der Korrekturleseprozesse und die Festlegung des Vier-Augen-Prinzips, das viele von uns ja auch im Rahmen von Kollegennetzwerken schon anwenden. Die anschließende Debatte warf viele Fragen auf: von Was tun bei Eilaufträgen? über Wer zertifiziert mich, wieviel kostet dies und lohnt es sich auch für Freiberufler und nicht nur für große Agenturen? bis hin zum augenzwinkernden Wie werde ich am besten selbst Zertifizierer? Tipp: Die Norm ist beim Institut belge de normalisation (http://www.ibn.be) erhältlich, u.a. auch auf FR und DE, und kostet dort wesentlich weniger als in Frankreich oder Deutschland. Dennoch: Eine Norm ist kein Gesetz, sondern ein Regelwerk, das als Hilfsmittel eingesetzt werden kann. Die Absicht der Referentin ging auf: Eine Diskussion wurde angeregt und noch in der Mittagspause lebhaft fortgesetzt.

Und dann fiel mir dabei noch die Formulierung der Referentin laisser l’église au milieu du village auf, die bei meiner französischen Nachbarin Stirnrunzeln hervorrief, bei der ich natürlich an die Kirche im Dorf lassendachte. Eine kleine spontane Umfrage unter den Kollegen ergab, dass der Ausdruck in Belgien durchaus geläufig schien, in Frankreich allerdings kaum. Germanismus? Belgizismus?

Henry Landroit, der Vorsitzende des Cercle de qualité du français dynamique (C.Q.F.D.) sprach in seinem Exposé zunächst über seine Sprachbeobachtungen und den Wandel im Französischen allgemein und ging dann auf Belgizismen und die Besonderheiten des Französischen in Belgien ein.

Alte Bekannte wie septante und nonante für das standardfranzösische und in deutschen Ohren oft umständlich klingende soixante-dix bzw. quatre-vingt-dix tauchten wieder auf, so wie auch der Gebrauch von savoir an Stelle von pouvoir und Wendungen wie avoir facile wohl in Anlehnung an avoir froid, avoir chaud. Weitere lexikalische Besonderheiten sind natürlich im Bereich der Gastronomie anzutreffen (Vorsicht beim Genuss eines pistolet) und in der Rechts- und Verwaltungssprache. Gerade hier besteht für den deutschen Übersetzer die Schwierigkeit darin, den Belgizismus auch als solchen zu identifizieren. Für mich persönlich neu war die Abkürzung GSM für téléphone portable bzw. Handy.

Woher die Börse ihren Namen hat, sollten wir erst am Sonntag erfahren. Zunächst berichtete Bernhard Lorenz von seiner Arbeit bei der Übersetzung von Texten aus der Welt der Börse. Diese hochspezialisierte Fachsprache, angereichert durch englische Begriffe, spielt mit dem Gegensatz zwischen Abstraktion einerseits und lebendiger Metaphorik andererseits, ist oft nur von Experten zu entschlüsseln und lässt den gemeinen Leser – und potenziellen Investor – oft verständnislos zurück. Absicht? Wie so oft zeigt sich auch hier: Sprache ist Macht. Um uns nicht in ebenso tiefe Verwirrung zu stürzen, hat sich Bernhard dankenswerterweise auf die Bilder in der Börsensprache beschränkt. Die Metaphern, derer sich die Autoren bedienen, stammen u.a. aus den Bereichen Wetter (Kurse spüren Gegenwind – ces vents contraires), Wasser, Gebirge. Beliebt sind auch Personifizierungen, die Börse als Patient: Sie kränkelt, schwächelt, bis zum Kollaps oder erholt sich und reprend son souffle. Es verwundert wenig, dass Börsianer sprachliche Anleihen beim Sport und beim Automobil machen, um Dynamik und Veränderung auszudrücken (der DAX ist ein Langläufer, le second cylindre du moteur conjoncturel). Zahlreiche Beispiele zeigen, dass in beiden Sprachen eine ähnliche Metaphorik verwendet wird.

Pierre-André Rion weckte mit den Eingangsfragen zu seinem Vortrag La cuisine suisse des assurances sociales vielleicht bei einigen von uns das gern verdrängte Thema der persönlichen Vorsorge. Was der Referent dann tatsächlich aus der Küche der Sozialversicherung servierte, war keine leichte Kost. In seiner anspruchsvollen Darstellung des schweizerischen Drei-Säulen-Prinzips aus staatlicher, betrieblicher und privater Vorsorge arbeitete er am Beispiel der Invaliditätsrente heraus, wie bedeutend eine durchdringende Kenntnis dieser komplexen Thematik ist und wie beim Übersetzungsprozess auch zwischen den Zeilen gelesen werden kann und sollte.

Dankbar sind wir für das wertvolle Glossar mit Abkürzungen, die uns so häufig Kopfzerbrechen bereiten.

Ein intensiver Arbeitstag konnte nun bei einem Abendessen in einem typisch Brüsseler Altstadtlokal mit belgischer Waterzooi zu deutschen und französischen Weinen ausklingen. Eine weitere Gelegenheit, hier oder bei einem letzten Glas Gueuze auf der Grand’Place neue Reseauisten kennen zu lernen, alte Kontakte zu vertiefen und einfach das ständige Hin und Her zwischen den beiden Sprachen zu genießen. Großer Dank an dieser Stelle all denen, die dies immer wieder ermöglichen und vor und hinter den Kulissen für das Gelingen gesorgt haben.

Der Sonntag steht traditionsgemäß für unsere Treffen im Zeichen der Kultur und Landeskunde: Mit seiner exzellenten Führung brachte uns André Bartholeyns bei einem wahren „Marathon“ durch Brügge den Wandel dieser einst betriebsamen Handelsstadt zum verschlafenen Museumsstädtchen nahe. Seit dem wissen wir auch, dass das Wort „Börse“ auf eine Kaufmannsfamilie mit dem Beinamen „van der Beurs“ zurückgeht, vor deren Haus sich um 1600 die Händler zum Warenaustausch trafen.

Wohlig erschöpft trete ich meinen Rückflug an; und während hinter mir das Atomium in der Nachmittagssonne blinkt, lasse ich noch einmal Gesichter und Gespräche Revue passieren und freue mich auf nächstes Jahr in Nizza (26.-28. Oktober 2007).

Sibylle Schmidt

12. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Berlin, Oktober 2005

Vielleicht kamen einige zum 12. Jahrestreffen des Réseau Franco-Allemand vom 28.-30.10.2005 nach Berlin mit besonders großen Erwartungen, weil neben Wiedersehen und Gesprächen mit Kollegen und dem Vortragsprogramm die „neue“ deutsche Hauptstadt, die auf gutem Wege scheint, endlich eine internationale Großstadt zu werden, u. a. mit ihrem riesigen Kulturangebot winkte.

Dank der intensiven Vorbereitung des Treffens durch die drei Grandes Dames du Réseau, Frank van Pernis und Sabine Kohl war der inhaltliche und der äußere Rahmen geschaffen, um nicht nur Sprach- und Übersetzerkenntnisse zu erweitern, sondern sich auch sonst Neuem zu öffnen. Das sonnig-klare Berliner Spätherbstwetter trug seinen Teil zum Gelingen bei.

Schon am Anreisetag abends ward für Erweiterung der Geschichtskenntnisse gesorgt. Im Hugenottenmuseum am Gendarmenmarkt war zu erfahren, was es vor gut dreihundert Jahren bedeutete, als vertriebener Franzose nach Preußen zu wechseln – und welch fruchtbare Folgen die aus der Not geborene „internationale Mischung“ hatte.

Beim ersten Abendessen der Réseauistes im Restaurant Habel herrschte lebhaft-herzliche Wiedersehensstimmung – sehr anschaulich und kurzweilig gesteigert durch Sabine Kohls Spurensuche französischer Prägungen im Berliner Dialekt. Wer weiß schon, welche Wurzeln in Berliner Worten wie „blümerant“, „Muckefuck“, „bonfortionös“ und „Fisimatenten“ stecken. Der Trinkspruch auf den „General Knusemong“ trieb die verblüffte Spannung auf die Spitze: Dass Sabine berlinerisch das Glas auf „en général, ce que nous aimons“ erheben wollte, brauchte einen Moment bis in die Hirne, ehe es einen vergnüglichen Abend einleitete.

Am Samstag begann das Seminar mit einem Vortrag von Dr. Annelise Glander aus Wien: „Ist Österreichisch eine andere Sprache?“ Nach einer „süßen“ Einleitung mit Mozartkugeln arbeitete Frau Dr. Glander heraus, dass sich das Österreichische vom Deutschen unterscheidet: Vor allem in der entwickelten österreichischen Amtssprache und in der Rechtssprache. Die Unterschiede belegte sie mit Terminologiesammlungen der Österreichischen Nationalbank, mit Auszügen aus R. Voyats Beitrag in T&T 3.2002 zur österreichischen Kanzleisprache und mit einer eigenen Sammlung zur Verwaltungssprache Österreichs.

Es wurde deutlich, dass in eingeschränkten Gebieten Unterschiede zum Deutschen durchaus vorhanden sind. Welcher Nichtösterreicher weiß schon, dass in der österreichischen Verwaltung mit „Dekret“ eine Anstellungs- oder Ernennungsurkunde gemeint ist oder mit „Erlagschein“ ein Zahlschein; oder dass etwas zu „vidimieren“ eine amtliche Beglaubigung bedeutet. Als Ribisel-Nachtisch (zu deutsch: Johannisbeeren) gab es noch eine Wortsammlung zur österreichischen Küchensprache.

Die Glossare wurden von allen gern entgegen genommen. Sicher werden sich auch Reseau-Mitglieder finden, die dem Wunsch von Dr. Glander nachkommen und ihr über das RFA-Netz Anfragen oder Beiträge für die Terminologieplattform zur Verbreitung des österreichischen Sprachgutes bei der EU senden, an der Fr. Glander offensichtlich zimmert..

Persönlich quälte mich nach diesem Vortrag die Frage, ob man sich tatsächlich aufwändig auf die Unterschiede konzentrieren soll? Gut, dass Frau Dr. Glander selbst Grillparzer anführte: Der Unterschied zwischen Deutschen und Österreichern besteht darin, dass die Deutschen verstehen wollen, aber nicht können, während die Österreicher verstehen können, aber nicht wollen.

Der nächste Vortrag kam von Dr. Gawlitta, Buchautor und Regionalvorsitzender vom Verein Deutsche Sprache e.V.:„Eine Europasprache – unser Schicksal? Perspektiven für Deutsch und Französisch“.K. Gawlitta arbeitete heraus, was wohl auch Fr. Glander umtreibt: Sprache ist Macht.

Sein magisches Dreieck der Politik:

  • Macht
  • Ansehen
  • Geld

hatte nach Überlegungen darüber, ob man sich in der Europäischen Union für eine Sprache entscheiden solle, viel Überzeugungskraft. In der Tat, vieles, was zu Ansehen, Macht und Geld führt, nämlich Kreativität, Durchsetzungsfähigkeit und Beharrlichkeit, lässt sich in der Muttersprache am Besten zur Geltung bringen.

Dr. Gawlitta hat das in seinem fiktiven Roman „Der verkaufte Mund“ anschaulich, kurzweilig und in gutem Deutsch geschildert, in dem selbst das Goethe-Institut verlangt, dass Vorlesungen über deutsche Literatur auf Englisch gehalten werden… Das heuchlerische Argument der Völkerverständigung zugunsten des alles vereinheitlichenden Englischen entlarvte er überzeugend mit Rückblicken in die Geschichte und Seitensprüngen in die Psychologie: Der Zwang zur Einheitssprache bedeutet Privilegierung der Sprecher, deren Muttersprache die Einheitssprache ist.

Dr. Gawlitta plädierte für eine Revitalisierung der Arbeitssprachen in der Europäischen Union, brach eine Lanze für das Deutsche schon deshalb, weil Deutschland das volkreichste Land Europas ist, und nannte Brückensprachen als denkbare Lösung für das wirtschaftliche Problem zu großer Sprachenvielfalt, z. B. Spanisch, Italienisch oder Polnisch. „Dreisprachigkeit sollte für EU-Beamte Pflicht sein“, postulierte er. – Warum eigentlich nicht, bei der Exzellenz, die diese Beamten für sich in Anspruch nehmen.

Auch Dr. Gawlittas praktische Vorschläge zur Pflege des Deutschen im Kleinen stießen auf viel Resonanz. Der von der UNESCO finanzierte Rat für Deutschsprachige Terminologie, der Sprachkreis Deutsch in der Bubenberg-Gesellschaft in Bern, eine Zusammenarbeit der Einrichtungen zur Pflege der deutschen Sprache aus der Schweiz, Luxemburg, Belgien, Österreich und Deutschland und Kontakte zwischen diesen Gremien und dem Verband der Francophonie kamen ins Gespräch. Die Hinterfragung von Entwicklungstendenzen der Sprachverbreitung bietet fruchtbaren Stoff für weitere Gespräche – und für Haltungen.

„Der translatorische Ansatz in der Evaluierung von Übersetzungen“von Freddie Plessard befasste sich konkret mit dem Übersetzen und lieferte theoretisches Rüstzeug. Nach einleitender Differenzierung zwischen Evaluation, Überprüfung und Revision suchte sie zunächst nach Kriterien der Bewertung einer Übersetzung und fand sie nicht erst im Übersetzungsprodukt, sondern früher: im Gesamtherangehen des Übersetzers und in seinem allgemeinen Konzept, das geschichtlich, sozial, literarisch und ideologisch geprägt ist, auch in der praktischen Durchführung des Übersetzungsprozesses.

Die Bewertung als Tätigkeit sah sie beeinflusst von der „position traductive“, dem „projet de traduction“ und dem „horizon traductif“, d.h. sie spannte den Bogen von der Vorstellung, die der Übersetzer davon hat, was „gut übersetzt“ bedeutet, über die Anwendung dieser Vorstellung auf ein konkretes Projekt bis hin zum Leser, für den die Übersetzung bestimmt ist

Vor diesem Hintergrund ging sie auf die praktische Umsetzung der Evaluation ein und führte dann „handwerkliche“ Mittel an: Selbstkorrektur, Gegenlesen, fachliche Überprüfung, (Terminologie), Mehrfach-Korrektur (bei Veröffentlichung). Sie nannte empirische Etappen wie die zielgerichtete Überprüfung von Zahlen, Daten, Namen, naives Lesen zur Ausmerzung des „Übersetzungs-Geruchs“, die Gegenüberstellung von Ausgangs- und Zieltext (ohne die es nachweislich 7 x mehr Fehler gibt !) und die Diagnostik durch Kategorisierung von „zu erwartenden“ Fehlern.

Schließlich erwähnte sie Mittel der Bewertung unter Gesichtspunkten der (formalen) Qualitätssicherung mit Aspekten wie orthographischer und grammatikalischer Korrektheit, Synthax- und Terminologietreue, „technischen“ Qualitäten wie Vollständigkeit, Einhaltung der Vorgaben des Auftraggebers und schließlich Homogenität im Sinne einer Harmonisierung aller Einzelaspekte im übersetzten Text als Ganzes

Das genannte Ziel der Übersetzung, nämlich die Herstellung eines zweiten Textes, der unter dem Aspekt der Kommunikation beim die Zielsprache sprechenden Empfängerkreis die gleichen Funktionen erfüllt wie das Original bei den Sprechern der Ausgangssprache, stieß als Hauptkriterium für die Bewertung auf breite Zustimmung. Wie dies erreicht werden kann, wurde an Beispielen demonstriert und hinterfragt, von denen die Zuhörer nicht genug bekommen konnten. Dass unter Übersetzern die Zunft der Praktiker stärker vertreten ist als die der Theoretiker, zeigte sich daran deutlich.

Der Vortrag von Freddie Plessard half, Distanz zu finden zur Nur-Praxis, sich der unterschiedlichen Mittel zur Beurteilung von Übersetztem bewusst zu werden und spontane Urteile zu hinterfragen, an Objektivität zu gewinnen. Ich bedaure, dass Freddie Plessard keinen monatlichen Übersetzer-Stammtisch in Berlin abhält, ich wäre regelmäßiger Teilnehmer.

Der nächste Vortrag „Zur Terminologie der Mehrwertsteuer in der Schweiz“kam von Sylvie Jeandupeux. Bei der auszugsweisen Besprechung des wertvollen Glossars, das auf einem Vergleich zwischen dem deutschen und dem französischen Mehrwertsteuergesetz der Schweiz basierte, wurden auch Einblicke in das Schweizer Verständnis von dieser Steuer vermittelt. Sicher ist es verlockend, den Vergleich zu erweitern auf das Mehrwertsteuergesetz in Deutschland bzw. in Frankreich. Allerdings wäre das wohl eher Gegenstand einer Doktorarbeit

Silvia Brügelmann stellte am Ende des langen Arbeitstages die „neuesten“ Neologismen ihrer umfangreichen Sammlung vor. An Beispielen erläuterte sie den Unterschied zwischen Okkasionalismen: neuen Wörtern, die in Verbindung mit bestimmten Ereignissen auftauchen und bald wieder verschwinden (z.B. die „ouistes“ und die „nonistes“ bei der Abstimmung über die europäische Verfassung) und Neologismen: Wörtern, die in das Sprachgut eingehen und über längere Zeit verwendet werden. Letzteren widmete sie sich neben neuen Kunstwörtern (Infotainment) und assoziativen Wortbildungen (glocalisation) intensiver, besonders den „Kofferwörtern“: Zusammenziehungen aus zwei „konventionellen“ Wörtern, die einen neuen Sinn ergeben: So eingebürgerten Bildungen wie „Internet“ (Interconnected + networks), „Datei“ (Daten + Kartei), „Brunch“ (breakfast + lunch) stellte sie neuere Schöpfungen wie „alicament“ (aliment + médicament), „infogérance“ (informatique + gérance), ainfomercial“ (informatique + commercial) gegenüber.

Der Vortrag war anschauliches Beispiel dafür, dass sich – gleichzeitig mit unserem Wissen – auch die Sprache immer schneller entwickelt. Ob sie dabei wirklich reicher wird, wäre ein dankbares Thema für eine ernste Diskussion, durchaus der Gefahr des Ausuferns ausgesetzt – möglicherweise auf einem anderen Treffen des Réseau.

Beim 12. Jahrestreffen begann nach diesem letzten Beitrag und anstrengenden Tag das Freizeitprogramm, mit einem stimmungsvollen Abendessen am Gendarmenmarkt, mit Gesprächen, architektonischen Entdeckungen, einem Blick hinter die Mauern des Bundestages, musealen Genüssen, Kabarett, Theater und Konzert…

Wenn es in der EU auch nicht gerade zum Besten bestellt ist nach dem „Non“ der Franzosen und dem „Néé“ der Niederländer zur europäischen Verfassung, in den Niederungen der Réseau-Übersetzer ist die europäische Integration gerade ein Stück weiter vorangekommen; der Austausch zu „Arbeitsfragen über das Internet erlebt einen „Boom“, auch nahezu professionelle Photoblogs über die Berliner Tage sind im Umlauf; für das Réseau melden sich neue Mitglieder; der Austausch von Telefonnummer und Privatadresse hat längst stattgefunden.

Es bedurfte dazu noch nicht einmal eines Mitgliedsbeitrages für das Réseau, es zählten eher berufliche Neugier, gegenseitiges Wohlwollen, ehrlicher Wille und sehr viel Engagement, besonders von Marie-Noelle, Silva, Sabine, Sabine, Frank…… Mag es uns anspornen zu aktivem Mittun. Das nächste Treffen 2006 in Brüssel steht schon fest.

Christine Götz

11. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Biel, Oktober 2004

Schon aus dem Programm war klar ersichtlich, dass sich das diesjährige Treffen in der Schweiz abspielte: „Besammlung“ vor dem Hotel Plaza. Kein Druckfehler, sondern Schweizerdeutsch, mit dem wir auch bei unserem sonntäglichen Spaziergang durch die Bieler Altstadt noch mehrmals Bekanntschaft machen sollten. Zuvor war jedoch ein vollgepacktes Programm zu bewältigen.

Es begann mit dem Atelier „Pleonasmen und Redundanzen“ präsentiert von Frank van Pernis (ASTTI). Was machen wir als Übersetzer mit Pleonasmen wie Grundbasis, demnächst anstehend, Teilelement, flankierenden Maßnahmen als wichtigstem Bestandteil? Auch die französische Sprache ist nicht dagegen gefeit, wie mise en commun des synergieszeigt. Streichen? Dem Lektorat melden? Weshalb entstehen sie überhaupt? Ist es das Bestreben, sich besonders deutlich auszudrücken, die selbsternannte Verpflichtung, jedes Substantiv mit einem Adjektiv zu „schmücken“? Einig waren sich alle Teilnehmer darüber, dass Sinntreue und guter Stil in jeder Übersetzung anzustreben seien und Sache des Übersetzers sind. Auftraggeber werden über Anfragen zu Pleonasmen sicher kaum erfreut sein.

Ein Pleonasmus, der keiner ist: Geschäftsleitung und Management. Mit Management wird im allgemeinen die oberste Führungsebene unterhalb des Vorstands bezeichnet, französisches Gegenstück sind der Conseil d’administration und die cadres dirigeants.

Jacqueline Gartmann, gebürtige Schottin im Schweizer Grison lebend, spezialisiert auf Psychologie und Übersetzerin von Freud, machte sich Gedanken über englische Begriffe im deutschen Ausgangstext. Sollten sie übersetzt oder besser die englische Version beibehalten werden? Anglizismen bekommen in nicht englischsprachigen Ländern eine verschwommene oder sogar andere Bedeutung, die Engländer häufig überrascht. Anglopollutionsteht der Klarheit des Ausdrucks entgegen, was möglicherweise sogar angestrebt wird. Zu den falschen „deutschen“ Anglizismen gehören Tip-top, cool (englisch: trendy), handy (in England ein Papiertaschentuch), braintrust und happy-end. Vorsicht auch bei Abkürzungen: Viele englische VIPs (visually impaired persons) würden sich über die VIPs in Deutschland und Frankreich entgegengebrachte besondere Aufmerksamkeit freuen. In die französische Sprache haben footing, nurse, cool, slip, looser und andere, in der englischen Sprache nicht, oder mit anderer Bedeutung existierende Wörter Eingang gefunden.

Ein neues Wort ist immer stark und schwächt sich im Laufe der Zeit ab. Das zeigt sich am Wort Team, das Sport, Boot, Zusammengehörigkeit assoziiert. Immer häufiger hört man Task-force (für groupe ad-hoc, cellule de crise, groupe de travail) und Crewanstelle der altmodisch gewordenen Mannschaft.

Was machen mit Recycling? Warum nicht Rezyklieren? Ein besonderes Schicksal trifft das englische Poster. Früher ein Anschlag, wie jeder andere, wurde seine Bedeutung auf die heute übliche eingeschränkt, die Werbung ausschließt. An seine Stelle traten Ad (für Advertising) und bill (Bill-board = Anschlagtafel). J. Gartmann würde gern eine ganze Liste solcher Anglizismen zur Diskussion stellen. Kontakt: gartmann.english@bluewin.ch.

Über die Entstehung des Wörterbuchs Hochwasserschutz berichtete Elmar Meier. Das Wörterbuch enthält Begriffe aus dem Hochwasserschutz in deutscher, französischer, italienischer und englischer Sprache einschließlich Definitionen. Es entstand in 8-jähriger Arbeit und wird herausgegeben vom Haupt-Verlag (ISBN 3-258-06536-5, 45 €, CD inbegriffen). Der gesamte Terminologiebestand wurde in Termdat, die Terminologiedatenbank der Bundesverwaltung, aufgenommen, die regelmäßig in Eurodicautom überführt wird. Termdat ist jedoch nur den regelmäßigen Mitarbeitern der öffentlichen Einrichtungen über das Intranet zugänglich.

Renaud Moeschler stellte den Fichier français de Berne vor, der kürzlich ins Internet gestellt wurde. Der Fichier français de Berne ist eine Terminologiesammlung, in die vor allem ungewöhnliche Bedeutungen und Übersetzungsmöglichkeiten aufgenommen werden. Mehrere Beispiele haben im Laufe des diesjährigen Treffens die Diskussionen bereichert. Die Sammlung wurde 1959 bis 1962 angelegt, 1996 überarbeitet und wird seither ständig erweitert. Der Fichier de Bernekann in der Internet-Plattform gegen einen moderaten Unkostenbeitrag konsultiert werden.

Traduire pour l’audiovisuel – ein Traum für viele, der leicht zum Alptraum werden kann. Josie Mély, Diplomdolmetscherin und nach einer ersten freiberuflichen Tätigkeit heute Übersetzerin bei der Fernsehanstalt Arte und als literarische Übersetzerin tätig, gab einen Einblick in die speziellen Arbeitsbedingungen und Schwierigkeiten der Arbeit für Fernsehsender und Filmfabriken. Ganz wie bei technischen Übersetzungen arbeiten die Auftraggeber mit Dienstleistungsbetrieben zusammen, die sich wiederum an Freiberufler wenden. Das Untertiteln von Filmen ist keine einfache Aufgabe. Die Kassetten sind zeitkodiert, die Lesezeiten für Untertitel müssen eingehalten werden, eine Schwierigkeit, die gewisse Fähigkeiten zum Dolmetschen erfordert. Meist reicht es nur für eine Zusammenfassung des gesprochenen Textes. Außerdem sind die Zeitmarken im Film zu beachten. Eine aufregende Arbeit, die Simulations- und Anpassungsfähigkeit voraussetzt. Bei der Doublage (voix off) wird der gesamte Text vom Dolmetscher gesprochen, in der Regel bei Nachrichtensendungen und Reportagen. Gelegentlich werden Dolmetscher auch zur Unterstützung des Aufnahmeleiters hinzugezogen.

Wie andere Bereiche ist die Medien-Übersetzung ein hart umkämpfter Markt. Gut hundert Übersetzer sind Mitglied im Syndical National des Auteurs Compositeurs und am Umsatz ihrer Arbeit beteiligt. Daneben gibt es ein Heer von Übersetzern, die auf reiner Honorarbasis arbeiten. Für alle, die sich für diese Branche interessieren, sei auf die „Rencontres de traduction audo-visuelle“ hingewiesen, die, unterstützt von der FIT und dem BDÜ, eine Plattform der Begegnung zwischen Übersetzern und Dienstleistern sind.

Mit der Terminologie von Vorträgen und offiziellen Veranstaltungen, Pressemitteilungen und ähnlichem konfrontierte Marie-Noëlle Buisson-Lange die Teilnehmer. In gemeinsamer Arbeit wurden Übersetzungsvorschläge gemacht für Tagung, Veranstaltung, Eröffnungsveranstaltung (ouverture de, séance d’ouverture, inauguration, lancement de…), Fachkonferenz (conférence + citation de la profession…), Kick-off-Veranstaltung (séance de lancement), Podiumsdiskussion (conférence débat, table ronde, plateau télévisé, repas-débat) und Infotainment (Info divertissement). Selbst altbekannte und viel verwendete Begriffe sind nicht immer problemlos, wie befürworten und begrüßen zeigen, die in vieler Hinsicht verstanden und verwendet werden. Hier trug der Fichier de Berne mit vielen Lösungen bei. Unzählig sind die Varianten für Reden jeder Art: Willkommensgruß und Antrittsrede, Grußworte, einleitende Worte und viele andere bis zur feierlichen Eröffnung erfordern viel Fingerspitzengefühl bei der Übersetzung, die in vielen Fällen nur eine Umschreibung sein kann. Das gleiche gilt für Empfänge, die geladenen Gäste, das Protokoll, deren spezifische Besonderheiten zur richtigen Übersetzung bekannt sein müssen.

Als letzten Workshop präsentierte Silvia Brügelmann mit viel Humor unter dem Thema Néologismes du Monde et d’ailleurs Fundstücke aus dem Internet und der Tageszeitung Le Monde. Zusammensetzungen mit Web werden immer häufiger und reichen von Webaholic über Webschrift, Weblog, Webumentaire, Webencyclo bis zu Web-TV. Sie sind nicht die einzigen, auch „thek“ wird immer beliebter. In Anlehnung an Bibliothek entstanden Diathek und Filmothek, neuerdings auch Genothek, Phonothek, Inathek (Institut National de l’Audiovisuel) und selbst sf-thek (science fiction). Nur Eingeweihte verstehen sicherlich Abkürzungen wie BOBO (für bourgeois-bohème) im Zusammenhang mit Stadtentwicklung, wenn ganze Viertel „se boboisent“. Abend bedeutet nicht unbedingt Feierabend und Sonnenuntergang sondern auch „abnormal end“, wenn der Computer abstürzt. Kofferwörter (mots valise) nennt man in Frankreich beliebte Zusammenziehungen wie das bekannte courriel und pourriel (für E-mail und Spam), oder unbekannte, wie digima (digital cinema, micro cinéma, micro-entertainment). Sie reizen zum Witzeln: was sind ein Milchien, ein Chérisson, ein Misantrophage? (Lösung) Ganz aktuell ist Workfare, womit Unterstützung mit Gegenleistung als aktivierende Maßnahmen für Arbeitslose gemeint ist (französisch: travail obligatoire ou allocation conditionnelle).

Selbstverständlich gab es auch bei diesem Treffen des Réseau reichlich Möglichkeit für die rund 60 Teilnehmer, neue Kontakte zu knüpfen, sowohl bei den gemeinsamen Essen wie bei der interessanten Führung durch die Bieler Altstadt am Sonntag morgen. Vom 28-30. Oktober 2005 wird das nächste Treffen des Réseau in Berlin stattfinden. Anfragen richten Sie bitte an Marie-Noëlle Buisson-Langevon ATICOM oder an den Übersetzerverband Ihres Landes (SFT, ASTTI, CBTIP).

Sabine Colombe

10. Jahrestreffen des Réseau franco-allemand
Avignon, Oktober 2003

Am Freitag, dem 17. Oktober abends rechtzeitig in Avignon anzukommen, um alle Teilnehmer von Anfang an kennen zu lernen, das hatte ich mir für meine erste Teilnahme am Treffen des Réseau franco-allemand vorgenommen. Allerdings dauerte die knapp 100 km lange Fahrt von Marseille-Marignane in die Stadt der Päpste länger, als ich eingeplant hatte, und die anschließende Suche nach einem Parkplatz war ein Alptraum (wer nach Avignon will, sollte sein Auto zu Hause lassen). Ich platzte also mitten in die „retrouvailles“ in der Brasserie „Le Cintra“ ein, in eine Gruppe von ca. 50 angeregt diskutierenden Personen. Ich suchte an den vollbesetzten Tischen vergebens nach einem bekannten Gesicht. Als ich aber Marie-Noëlle sah, wusste ich, hier bin ich richtig.

Das Réseau franco-allemand ist, so meine ich, eine verschworene Gemeinschaft von Übersetzern und Dolmetschern, deren Mitglieder dasselbe Interesse für Aspekte teilen, die an der Schnittstelle zwischen beiden Sprachen und Kulturen angesiedelt sind. Die Teilnehmer des Réseau, viele sind Freunde, treffen sich jedes Jahr und leuchten mit geteilter Begeisterung immer andere Facetten dieser äußerst fruchtbaren und unerschöpflichen deutsch-französischen sprachlichen und kulturellen Duplizität aus. Sie alle sind der Motor des Réseau franco-allemand und wohl auch das Geheimnis seines langjährigen Erfolges.

Das Samstag-Programm der Tagung im Petit-Louvre, in der Altstadt von Avignon war reichhaltig. Nach der Begrüßung durch Sabine Colombe, Vertreterin der SFT und Marie-Noëlle Buisson-Lange für ATICOM führte Sabine Kohl, Übersetzerin beim Bundesministerium für Wirtschaft und Arbeit, die ca. 60 Teilnehmer in die Terminologie des Arbeitsrechts und der Tarifverträge ein. Wer hat sich bei der Übersetzung ins Französische von Begriffen wie „vermögenswirksame Leistungen“, „Entgeltumwandlung“ oder „Manteltarifvertrag“ noch nicht die Zähne ausgebissen? Es kamen viele spontane Vorschläge aus dem Teilnehmerkreis und mancher Begriff konnte, wenn nicht eins zu eins übersetzt, dennoch eng eingekreist werden.

Es folgte der Beitrag von Eliane Mau, freiberufliche technische Übersetzerin, über die Entwicklung des Offsetdruckes. Nach einem kurzen geschichtlichen Rückblick tauchte sie gleich tief in die Materie hinein, erläuterte mit sehr informativen Powerpoint-Folien und polychromen Druckvorlagen zum Anfassen beispielsweise die Technik des Quadrichrom-Drucks und veranschaulichte die Drucksequenzen in den vier Farben Gelb, Magenta, Cyan und Schwarz. Sehr interessant waren die deutschen Übersetzungen, mit denen Eliane Mau ihren Vortrag gekonnt spickte, bis hin zum Term „comportement amoureux“zwischen Tinte und Wasser, für den sich allerdings keine ähnlich romantisch anmutende deutsche Übersetzung finden ließ. Jeder konnte merken, dass Eliane Mau in der Drucktechnik zu Hause ist und ich kapitulierte irgendwann vor der Fülle der Informationen, die nur so aus ihrem Mund sprudelten. Eine sehr sachverständige und enzyklopädische Präsentation (www.tradtech.com).

Silvia Brügelmann zeigte eine Auswahl von französischen Neologismen aus Zeitungen. Ich fand, die meisten machten Sinn, wie z.B. „Webtrotteur“ abgekupfert von „Globetrotteur“, oder „espiogiciel“, gebildet aus „espion“ und „logiciel“ zur Bezeichnung einer „Aushorch-Software“. Allerdings räume ich „fracassac“(Bruch einer Autofensterscheibe zwecks Stehlens einer Handtasche) wenig Chancen ein, sich durchzusetzen.

Nicht zu vergessen ist der Hinweis von Patrick Bergen auf den Fichier Français de Berne und dessen neuen Internet-Anschrift „fichier-français.ch“. Diese Kartei bietet Kontextbeispiele für die Anwendung von deutschen Wörtern oder Ausdrücken, die in Wörterbüchern vergeblich gesucht werden. Für den Term „Quereinsteiger“ findet sich z.B. die interessante Übersetzung aus der Zeitung Le Temps: (…) un homme qui n’a pas suivi la filière habituelle.

Der Vortrag von Chantal Weyermann über die Terminologie der Post in der Schweiz rundete die Vormittagssitzung ab. In einem Land mit mehreren Amtssprachen wie die Schweiz müssen den terminologischen Fragen große Aufmerksamkeit gewidmet werden. Dies gilt auch für einen hundertfünfzigjährigen Betrieb wie die Post, in dem über die Terminologie eine Image-Erneuerung angestrebt wird. So werden die Postfilialen aufgrund ihres Dienstleistungsumfanges in drei Kategorien eingeteilt: P, PP oder PPP (in Anlehnung an die Klassifizierung innerhalb der Lebensmittelkette MIGROS – M – MM – MMM). Sie entließ uns zum Mittagessen mit der Frage: Bulle, Ochse oder Stier? Speck, Filet oder Schnitzel? Alles Namen aus dem schweizerischen Poststellenverzeichnis.

Nach einem exzellenten déjeuner provençalmit sehr angeregten Gesprächen waren wir um 14 Uhr mit Freddie Plassard und ihrem Vortrag über den translatorischen Ansatz in der Evaluierung von Übersetzungen verabredet. Die Aufgabe der Translatologie ist die Beschreibung aller Aspekte des Übersetzungsprozesses, die der Übersetzer durchführt, ohne daran zu denken. Anhand eines makrotextuellen Beispieles mit erster und zweiter Übersetzung veranschaulichte sie, dass translatorische Ansätze für die Evaluierung von Übersetzungen sehr wohl herangezogen werden können.

Nach einer kurzen Pause gab Sabine Colombe einen Überblick über die Arbeitsbedingungen freiberuflich tätiger Übersetzer in den französisch- und deutschsprachigen Ländern unter besonderer Berücksichtigung der Alters- und Invaliditätsrentensysteme in Frankreich und in Belgien. Der Tenor bleibt der gleiche: die sozialen Sicherungssysteme sind unzureichend geworden und müssen durch Eigenleistungen schon in jungen Jahren ergänzt werden.

Der Abend schloss mit einem Dîner im Opéra-Café und diente dem weiteren Austausch zwischen den Teilnehmern.

Am Sonntag, dem 19. Oktober stand eine Stadtbesichtigung auf dem Programm.

Alles in allem eine gelungene, bereichernde Veranstaltung, aus der ich viele Informationen mit nach Hause nehmen konnte, und eine gute Gelegenheit, „über den Gartenzaun“ zu schauen. Gedankt sei allen Vortragenden für ihre Recherchen (es ist geplant, alle Beiträge auf der Homepage der SFT zu veröffentlichen) und den Organisatoren für den reibungslosen Ablauf der Veranstaltung. Je reviendrai.

Dr. Alain Antoine Paillet